le blog de sylvie61

46 ans... et toute la vie devant soi ! le quotidien, les humeurs, les rêves d'une maman au travers de son histoire

10 mai 2007

un JEU... sur la pointe des pieds...

je vous guide sur les pas de Papa... à la Forêt

for_t_6

et bien voilà, pour ceux qui me suivent depuis quelques mois je vous présente

La FORÊT de PAPA

quand on arrive par le petit cheminfor_t_5 dans les feuilles

qui nous accueille généreusement... à l'intérieur les douces couleurs du bois

for_t_10et du feu for_t_9font bon ménage pour le plaisir des petits comme des grands

le matin par ma fenêtre for_t_4ou celle làfor_t_8

et puis il y ala_FOR_T_4 et biensur la_FOR_T_3qui font peur aux petits comme aux grands

chut chut,,, j'vous présente mon p'tit coin terreur des vacancesfor_t_7aujourd'hui il y a des belles fleurs, mais cela n'a pas toujours été le cas, et à 6-8-10 ans... "la cabanne au fond des bois"  je l'a chanté beaucoup moins bien que Francis (cabrel bien sur !) pas qu'ils m'y enfermée quand j'avais fait des bétises.... vous savez trés bien que je n'ai jamais fait de bétise ! mais qu'il fallait bien y aller quand  le besoin se faisait trop sentir !

et puis c'est aussi le petit parcoursla_FOR_T_2 fait pour que son petit fils puisse
s'amuser à cache-cache sans trop de risque !!!!! de se perdre (comme sa mère !)

tous mes p'tits souvenirs envolés parlons un peu SAPIN car la forêt c'est surtout celafor_t_1

et pour finir ce p'tit reportage sur "les traces de mon enfance"... je vous propose un JEU

fore_3et question subsidière fore_2

à chaque bonne réponse, je m'engage à offrir au gagnant une acrostiche Nominale.

sign47de m'avoir accompagné à travers mon cheminanim423_1_, bonne journée à vous. Bises rsylvie

Posté par Rsylvie à 19:55 - Mon Papa - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2007

Monsieur Papa

Papa

Mon père n’a pas toujours était ce vieil homme, à la démarche hésitante… au dos voûté et au pas lourd… au regard triste de plus pouvoir entreprendre les chantiers qui bouillonnent encore dans sa tête…Car il en avait des idées, Papa… en fait, il était une encyclopédie à lui tout seul.

Papa est le 3ème d’une fratrie de 6 garçons. Tous bien vivants et très turbulents comme leurs exploits -milles fois racontés, lors des veillées, fêtes de famille, réunions de village- le laissent entendre.

De tous, il était le plus séduisant avec ses cheveux crantés sur le haut du front, son regard pétillant… mes cousines (offusquées quand elles lieront ces quelques lignes) s’écrieront que c’etaient leurs pères respectifs qui étaient les plus beaux, mais pour moi, il n’y a pas à redire sur la chose… c’est évident, il est le plus beau…

D’autant plus, que j’admirais en lui, (par dessus tout), son intelligence.

Non pas l’intelligence de connaître ses tables de multiplication, de pouvoir citer sans hésitation la capitale de la Hongrie, de résoudre un problème de train qui part avec ¼ de retard, sachant que la prochaine correspondance aura 8 minutes de retard et que le robinet laissé ouvert met 10 minutes pour remplir une baignoire…. Non pas cette intelligence là, mais celle de l’adaptation à toutes les situations, à tous les instants, à toutes les personnes qui l’abordées.

Car, il était connu Monsieur Papa. C’est ainsi que je l’ai appelé quand il est venu, humblement me prendre par la main, un après-midi d’automne pour me conduire dans sa maison. Ce hameau d’où je ne partirai plus, tellement j’y étais bien protégée, choyée, dorlotée, aimée….

Et oui, MONSIEUR… Rendez-vous compte, je n’avais pas vu beaucoup de monsieur dans ma petite vie de fillette de l’Assistance, entourée de Révèrentes mères, de Nourrices. Si ce n’est Monsieur le Curé, ou le docteur que l’on devait appelé Monsieur… alors vous pensez, j’ai tout de suite fait le lien « monsieur papa ».

Et lui tendrement, il m’appelait son « petit-petit »…

De mon enfance auprès de Papa, j’ai le souvenir de longues promenades dans les bois.

Je me souviens qu’il affectionnait à se rappeler combien, petite, je n’aimais pas marcher dans les feuilles mortes, car cela faisait du bruit !

et puis il y a la grotte… cette cavité au creux des rochers qui surplombent la vallée.

Un tout petit renfoncement que nous avions découvert le long du ruisseau qui mène à l’Orne. Et qui nous servit d’abri plus d’une fois lors de nos goûters improvisés à la Robinson Crusoé.

La forêt… un symbole important dans ma vie avec Papa. Les plantations de Papa…

Papa, à cette époque je l’appelais Pidou, était un écologiste avant l’heure. Le Nicolas Hulot de son époque, à la différence qu’il n’avait pas cette célèbre coupe de cheveux filasses au Carré (coupe qu’il aurait réellement aimé avoir, me confiait-il un après midi que je régularisais à la demande de Maman, les quelques cheveux résistants à une calvitie naissante)…

Ainsi, Papa avait le démon de planter… il plantait, plantait des petits sapins… 70.000 sur 40 hectares. Attention, pas n’importe lesquels ! des douglas, des grandis et des épicéas !

Alors le grandis à les épines (on ne parle jamais de feuilles pour un sapin, sacrilége !) dans le sens de la vertical, le douglas a des épines qui font le tour de la branche quant aux épicéas … à moins que ce soit l’inverse. En fait, je n’ai jamais bien su.

Entre nous, je peux vous l’avouer : Je crois que cela ne m’intéressait pas vraiment… et voilà le grand hic de notre vie commune.

Papa avait pour moi des espoirs qui n’étaient pas toujours les miens.

Alors je faisais comme si, et j’écoutais tout ce qu’il me disait… mais distraite je n’en retenais rien ou si peux.. que maintenant, lorsque la question se pose je me rencontre combien il m’a transmit de savoir que ma petite tête n’a pas su conserver ! et je souffre intérieurement de cette ignorance…

Une force de caractère

Papa est ce que l’on appelle un Tempérament.

C’est à dire qu’il sait ce qu’il veut, et qu’en il a décidé….. bien ou mal, c’est décidé !

Ainsi, j’ai le souvenir de récits, qui retracent une partie de sa vie en Algérie avec Alice. Papa a très vite eu des problèmes de dos. Le médecin de l’époque lui aurait conseillé un climat beaucoup plus chaud et sec, que celui de Normandie.

Ayant de la famille qui connaissait untel qui savait que …. Bref. Ils sont partis s’installer à Alger.

Méconnaissant ce qui se passait réellement là-bas, il a été très surpris et quelque peu bousculé dans ses certitudes de petit étudiants français… qui croyait ce qui était écrit dans les livres d’histoire de son époque… « la France , la mère patrie« !

Bien souvent, il aimait à raconter combien il avait été choqué par ce que l’on pouvait lire dans les livres en France, et la réalité tout autre là-bas, (alors que c’était également la France) !… 

Ils s’y plaisaient bien (à Alger), et son dos allait beaucoup mieux. Nullement perturbés par le mode de vie différent du notre, et la végétation loin d’être aussi verte que la Normandie. Seulement il y a les émeutes, les barricades. Alors, il a fallu rentrer… (mais je crois, que cela était à regret).

Dés son retour, il aimait à raconter combien il avait été choqué par ce que l’on pouvait lire dans les livres et la réalité !

Je ne peux pas affirmer que c’est à partir de cette époque que Papa est devenu un « Rebel » de la connaissance.

Ainsi, pour lui toute vérité n’a de sans que si elle peut être contredite…

ouah ! je me surprends à dire des trucs. Toujours est-il, qu’il était toujours en recherche de connaissance et de savoir… qu’il voulait comprendre.

Je crois que c’est lui qui m’a prouvé que poser une question n’avait rien de diminuant. Au contraire, humble devant la connaissance, il est plus intelligent de chercher à comprendre que de réciter mécaniquement de tonnes de théories . Gymnastique cérébrale qui, d’après lui, était à la portée de n’importe quel imbécile !

Vacances à la Forêt

Alger, je crois que c’est le voyage le plus long qu’il ait fait. Parce que après, je peux vous l’affirmer, il n’a pas beaucoup voyager !C’est le moins que l’on puisse dire.

Vous savez qu’en on a 12 –14-15 ans, les vacances on aimerait les passez ailleurs qu’à la Forêt Auvray ! à 25 km de la maison.

Mais Papa en avait décidé. Et puis, il y avait les sapins….

Vous vous rappelez, les petits sapins… ils grandissent, grandissent. Mais pas si vite que cela. Il faut les tailler, (les émonder serait le terme plus approprié) ! Alors on taille, on joue du sécateur, des faucilles… seul ou en famille… de vraies vacances écologiques…. !!

Car je participe. Qu’est-ce que vous croyez ? j’ai pas mon mot à dire ! ne suis-je pas une fille des bois ?

« Sylvia des chênes » qu’on la baptisée la maison de la forêt ! Alors tu parles que oui, je suis une fille des bois !

alors je passais la tondeuse pour faire des beaux chemins pour les cousines qui venaient visiter Pierre ! Et il inventait toujours de nouveaux circuits. Pas de problème technique, c’était une vraie tondeuse de pro. Puissante, au point qu’aucune racine ne lui résistait ! pas une taupinière ne l’a stoppée dans sa course en avant ! Et moi derrière, je cranais pas du tout, mais alors pas du tout. J’avais peur de me couper un doigt. Ce qui était impossible, mais l’imagination vous joue des tours quelques fois. Par contre, rouler sur un nid de vipères… cela pouvait tout à fait m’arriver (puisque cela lui était arrivé à lui !)

j’ai souvenir d’avoir oublié une fois la fourche en bas de la forêt. Bien sure, pas question de retourner la chercher toute seule !

Et bien il m’a eu au chantage !

« si tu ne vas pas la récupérer, tu n’iras pas en vacances à la mer avec ta tante ! »

J’ai pleuré, supplié que j’avais peur des serpents… mais cette fois, rien n’y a fait. Je suis allée la rechercher… et je me souviens que pour faire fuir les reptiles sur mon passage, je chantais à tue tête, et je chantais aussi fort à l’allée qu’au retour.

C’est bien plus tard, que j’ai appris que les serpent n’entendent rien, (heureusement pour eux je faussais tellement !) mais absolument rien. Par contre, ils captent parfaitement les résonances comme celles faites au cours d’une marche. Et moi qui marchait tout doucement pour ne pas les réveiller, les déranger ! J’étais vraiment ridicule !

Mon dieu que j’ai grogné, boudé, ronchonné…. Mais cela était (comme on aurait dit à une autre époque ) mes corvées ! 

Et bien OUI, Elle m’a bien fait CHI.. la forêt !

Surtout, quand je rêvais de vacances à la mer, de filles et garçons de mon âge !

(bon allé, j’en suis pas morte, j’allais 15 jours à la mer avec tonton Charles et tata Guitte ou tonton mi… M’enfin je reconnais que c’était pas toujours le pied) ! mais mon ange gardien m’a élevé à la positive attitude, alors dans mon ciel gris, il y avait toujours un bout de ciel bleu pour chasser les nuages et tout me souriait à nouveau.

Un été, qu’il était en pleine forme physique, il a décidé de rester seul à la Forêt. Maman qui avait aussi son petit caractère n’a pas cédé. Et ils ont fait 6 mois chacun de leur côte.

A cette époque, je fréquentais déjà mon futur mari (comme on dit). nous avons du lui aménager des sanitaires convenables (à la forêt il n’y avait pas de super flux !), faire venir le téléphone : (il avait quand même plus de 65-70 ans)… il avoua qu’il n’avait pas toujours eu chaud, assis sur son radiateur électrique, et qu’il avait eu peur quand il avait vu se dresser la tête hors du seau, à la « petite » vipère qu’il avait essayé de domestiquer en lui donnant du lait !

Il est resté jusqu’à l’arrivée de l’hiver… il occupait ses journées à émonder quelques sapins (à nouveau de l’acrobatie : ainsi il escaladait de branche en branche des conifères de plus de 10 m de haut, et lorsqu’il n’y avait pas ou plus de branche il s’en fabriquait une avec de la ficelle bleue !). il avait pris l’habitude d’aller manger le midi au restaurant du village où il pouvait discuter politique avec l’instituteur en retraite et le barman… il lui arrivait d’aller visiter quelques vieux pigeonniers de la région… mais surtout il s’était mis en devoir d’enseigner aux enfants de l’école du village à couper une planche.

Ainsi, un après midi par semaine, toute l’école venait à la forêt… ils ont observé les sapins et choisi celui qu’il fallait abattre. Ils l’ont scié à la base et ensuite le tronc à été découpé en plusieurs morceaux de bois qui ont été transportés par camion, tandis que le tronc principal était mené à la scierie du village à l’aide d’un vieux diable de l’époque. Les enfants ont assisté à la découpe du tronc, et sont repartis avec tous une planchette de sapin signée et datée de Monsieur Pierre.

Quelle histoire… lui, tout guilleret et nous, tout inquiets de le savoir seul à la forêt.

Mon père ce héros :

Oui c’était un homme valeureux Papa. Il faisait parti de ces hommes qui se sont distingués dans le silence de la nuit.

Son frère aîné en zone libre, (avec les autres restés à la maison), il a su faire face aux obligations de l’entreprise familiale…

le Travail. C’est une valeur qu’il a toujours respectée et honorée.

Même quand il fallait faire bonne figure et honorer les commandes au temps de l’occupation… tout en ouvrant la porte aux appels à l’aide des amis et nécessiteux de la guerre.

Oui, il a connu les souffrances et les privations de l’après-guerre… jusque dans le silence de sa chaire, il a subi les tourments de la guerre, le jour où il a découvert son grand frère à l’agonie, gisant à même « la tombe », le corps meurtri et ensanglanté (avec 2 autres camarades de village), dans un champs de blé après le passage d’une troupe de soldats allemands avide de haine, sur le chemin de la retraite…

Oui, un homme de devoir, d’engagement… lorsqu’il a promis à son frère mourant de veiller sur sa famille… il l’a fait. Jusqu’au bout il aura tenu sa promesse.

Lui « le Gars du Bâtiment », (comme il aimait à le rappeler)… sans faillir, il a oublié ses mains calleuses des clous enfoncés au marteau… les épaules voûtées des nombreuses poutres juxtaposées sur tous les clochers de la région basse Normandie… pour seconder Alice, ou prendre le torchon, passer le balai ou étendre le linge quand elle ne pouvait plus le faire…. Qui ne savait plus !

elle qui avait tant fait derrière ses fourneaux à la cantine… pour les autres, pour lui.

Il l’a tant épaulée, tant soutenue quelle a tenue bon, après le décès de son bien aimé… avec lui elle a repris le chemin de la vie… ils ont même eu des projets… l’adoption. Et, ils ont partagé le bonheur à 3. et puis…

« Papi, il a tant aimé Mamie, qu’il est vite partie la rejoindre «  a dit Juliette…

oui il l’a tant aimée…. Trop vite ! TROP VITE

Papi Pierre

des petits enfants… les tenir dans ses bras, dans ses mains…

quand je suis arrivée au Hoguet, j’avais déjà 2 ans ½. Vous parlez d’un nouveau né !

C’est vrai que j’ai toujours été plus forte que mon âge… mais là, j’avais pris de l’avance…. Alors, quand il a pu tenir dans ses bras son petit fils… je pense que toutes les images, toutes les privations de la paternité, toutes carences émotionnelles se sont dissipées devant l’affection et l’attention qu’il a porté à ce petit bonhomme.

Quel souvenir, (inoubliable et 2 autres fois répété), que la 1ere visite de Papa à la maternité.

C’était en hiver, au mois de janvier (le 13). Chaudement vêtu (Papa craignait le froid plus que tout) d’un pardessus gris, sur une veste marron…. Il est entré, avec à la main un cabas déjà bien usagé, d’où dépassé des rouleaux de papier journal.

A l’intérieur Maman avait pris la peine de ranger bien délicatement 6 à 8 coupes de champagne (il vaut mieux en avoir plus… et puis il y a les infirmières !), 2 bouteilles d’un très bon champagne et des boudoirs (les gâteaux préférés de Maman). Le tout minutieusement enveloppé dans la presse locale !

C’est comme si c’était hier …. Je vois encore Papa, assis sur une chaise, tenant dans sa main Sébastien…

Oui, vous avez bien entendu : dans sa main, celle qui n’avait déjà plus de pouce… mais, qui était si large, si habile, si douce, sécurisante, protectrice…

Et, comme un acrobate, un jongleur, il le tenait d’une main dans l’autre….. le portait jusqu’à ses lèvres pour l’embrasser… lui murmurer toutes les projets qu’il avait pour lui… se lever et le bercer tendrement…

sans qu’aucun son de mécontentement ou incommodant, n’ait été entendu par l’assistance… au contraire, doucement bercé le nourrisson ne quittait pas son grand père du regard….. complicité qui s’est nourrie des multiples promenades et découvertes faites ensemble, durant les 10 années qui ont suivi.

Car Papi Pierre, (comme les enfants aimaient à l’appeler), était dans son corps, « un enfant de la balle ». Un saltimbanque, un fildefériste, un artiste.

C’est surtout avec Justine, qu’il a développé son talent déjà maintes fois démontré d’ équilibriste.

Non seulement, capable de faire l’équilibre sur les mains sur les clochers des églises qu’il venait de terminer (c’était une tradition pour lui !.. on a chacun ses petites manies !).. ou de monter à la corde par la simple traction des bras, (les jambes à l’équerre cela va de soit !)… où de jouer les funambules en équilibre sur 1 jambe en haut d’un menhir… de traverser à 10 m de hauteur un plancher non terminé, en allant de poutre en poutre… de marcher sur une corde tendue entre 2 pommiers distants de 5 mêtres l’un de l’autre à 1M50 de hauteur avec seul aide, le balancier de ses 2 bras…

Il s’était mis en tête d’en faire une gymnaste. Pour cela il avait construit un petit portique, ou trapèze pour la petite, et lui apprenait à le balancer, puis à se mettre en équilibre après avoir enroulée la barre.

Ils en ont fait des arrêts au portique…. Combien de fois, il a guetté par la fenêtre de sa cuisine, « si la petite était bien passée » ?

Je crois qu’il y a, entre les enfants adoptés et leurs parents adoptifs, une filiation naturelle qui se tisse au rythme des bonheurs partagés au fil du temps du bien être.

Cet héritage d’amour, traverse les fibres musculaires pour couler à travers les veines de la généalogie…

c’est ainsi que, tout naturellement, Justine a hérité du don, de son grand père, qui s’est propagé jusqu’à Juliette… et que, toutes les 2, elles perpétuent la tradition des gymnastes du Hoguet !

et puis, il y a eu l’après…

Après la jeunesse vient la période de la maturité. Puis celle des préparatifs pour le grand voyage. Seulement Papa n’était pas homme à faire sa valise. D’ailleurs il n’a jamais préparé de bagage de sa vie, pour quoi que ce soit. C’était toujours Maman qui s’afférait à organiser et charger la voiture pour les vacances à la foret.

Alors vous imaginer le grand voyage… rien préparé, rien organisé… comme à son habitude : « pas de programme » ! De toute façon, il fallait s’occuper de Maman. Lui , ce serait pour plus tard.

Le plus important étant de soulager Alice. Celle qu’il avait toujours aimée.

A sa façon (c’est sure !) jamais une marque d’affection en publique, ni de futiles cadeaux de St Valentin, de Noël, d’Anniversaire… »elle pouvait tout s’acheter, il ne lui interdisait rien »… pas besoin de ça, c’est du gaspillage ! et puis « les gars du bâtiment c’est pas des fillettes à faire les magasins » !

Maman élevée à la ferme, Papa né à travers les métiers à tisser, puis les billes de bois, on avait la valeur de l’argent dans la famille. Alors vous imaginer, faire des cadeaux !

A sa façon, il a rattrapé le manque. Par sa présence, son attention, sa bienveillance durant les 5 années de sa maladie toujours croissante. Lui, si viril, homme d’extérieur, il a appris les gestes du quotidien, la habillée de tendresse quand venait le matin, la guidée pas à pas au travers de la journée, la choyée jusqu’à ce matin de printemps où elle s’est endormie….

Comment vous dire ? Ce jour là, je crois que sa route s’est figée. Lui qui toute sa vie n’avait œuvré que pour les autres, n’a pas su veiller sur lui. Trop occupé qu’il avait été à veiller sur les autres. Il s’est endormi et comme il n’avait pas fait de programme….

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Un samedi, dans la nuit matinale nous a quitté un Humaniste, un Sage…. Mon Papa.

Posté par Rsylvie à 08:30 - Mon Papa - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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