le blog de sylvie61

46 ans... et toute la vie devant soi ! le quotidien, les humeurs, les rêves d'une maman au travers de son histoire

02 mai 2008

"L'éloge de l'autre"... pour brin de muguet

hors voilà nous sommes le 1er mai...

j'ai envi de souhaiter plein de bonheur à la terre entièreAA022234 et pour ce faire, je vais abuser de la consigne du blog Paroles Plurielles pour envoyer une missive plus personnelle à ceux qui m'ont un aprés-midi d'automne offert le plus beau brin de muguet qu'il soit

Donc en résumé...une lettre à qui vous voulez, dont le thème est "L'éloge de l'autre"

enveloppe_muguet

Vous qui êtes mon autre (par rsylvie)

En ce jour antiquite_photo_perles___ks80698qui ce veut fêter mes 46 printemps,
j’ai une pensée toute particulière pour vous,
Partis
ensemble cueillir  les fleurs du paradis bleu...
1766720trop gâtée pour comprendre le manque,
je n’avais jamais pris le temps de vous exprimer mon attachement à…
Toi l'homme de sagesse qui voulait faire de   spinochioune jolie tête bien faite et surtout bien pleine.
Toi la femme si sérieuse et travailleuse qui s’est fatiguée à la tâche pour que « la petite ne manque de rien ».

72130980

...Vous qui un matin d’automne, avez bravé le regard des autres
en venant me prendre par la main,
bxp203945
tout simplement,
sans poser de question,
sans regard accusateur,
les bras chargés d'affection.
200162286_001

Toi qui a du, bien des fois, ravaler tes larmes devant les sourires d’après messe
des bien priantes du dimanche…
Toi, si attentionnée à cet enfant qui avait peur du noir et pleurait dans la nuit,
qu’il fallait maintenir la petite flamme allumée
.57433817
Toi qui a du bien des fois, ravaler ton orgueil devant les sous entendus de comptoir
des dimanches d’après messe… Toi, extrêmement prévenant devant le « PETITpetit »

qui ne voulait pas marcher sur les feuilles mortes, de peur de faire du bruit.
WIN041

...Vous, généreux parents, à qui la vie n’a pas toujours souri,
je voulais simplement dire combien j’ai de considération pour l’homme
qui n’a jamais baissé les bras. Qui tous les jours a tenu sa promesse…
et a redonné le sourire à son amoureuse malgré les embûches
que le destin s’acharnait à mettre sur son parcours.
bxp22859
Qui n’a pas craint de provoquer la colère divine
en détournant les chemins de l’enfantement.
pour  prendre les sentiers de travers,
jusqu’à la rencontre avec l’enfant oublié.

A l'homme qui posait sa caisse à outils1790602 pour se faire tendresse
auprès de la fillette qui, malicieusement échappée des jupons de sa mère,
venait chercher l’aventure dans les billes de bois .
Au charpentier aux mains calleuses u15785717qui mille fois répétait le geste
d’un lacet défait, d’un bouton à remettre,
d’une aiguille de sapin à retirer du gilet
pour qu’elle ne blesse pas l’enfant abimé par la vie.
124044
A toi femme si fragile, pour qui le moindre retard de l’enfant
même devenu grande, était une tragédie. Toi brisée par la guerre,
qui ne savait lire en « blanche neige » que le triste épisode du chasseur.
Tes yeux aveuglés par le malheur ne pouvaient voir la fin heureuse de l’histoire.
Pourtant tu faisais ton maximum,
pr91988

...Vous éducateurs avant l’heure, u16203560qui m’avez toujours
parlé de l’autre avec respect, les yeux plein de compassion.
M’avez enseigné l'humilité BU010647le respect que mérite chacun,
qui se doit 72983864à toute chose, à tout instant de la vie...
qui êtes devenus mon port d’attache
bxp157687sans jamais
chercher à me couper de mes racines.

Pour toutes ces délicates attentions, tout ce bonheur200358885_001 
l’amour que vous m’avez offert jours après jours,
le soleil que vous m’avez mis dans le cœur… merci
73345534
votre fille de coeur
sylvie

bon pont et à samedi.

Posté par Rsylvie à 17:47 - consignes de P.P. - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

un jeu... qui veut jouer ?

tralalaLAnère (par rsylvie pour la consigne N°67 de P.P.)

Il faut absolument que je pense à remonter ce maudit réveil,
si je ne veux pas rater l’heure de la photo de Coumarine".

Alors un pas en avant, trois pas en arrière, 2 pas sur le coté et 4 pas d’lautre coté. C’est facile quand on est fille de mathématicien ! -"Holala, mais que m’arrive-t-il "?

alice

c’est la descente dans le terrier du lapin. Mais je ne veux pas demeurer là… vite trouver une sortie. A gauche à droite ? pomme de rainette et pomme d’api, tapi tapis rouge. Pomme de rainette et pomme d’api, tapi tapis gris.J’écoute les conseils de la chenille, mais n’en fais qu’à ma tête et traverse le terrain de croquet de la reine. Un furtif coup d’œil en direction de la mare de larmes, et je perçois d’une oreille distraite, l’histoire de la Simili-Tortue. Quand le quadrille des homards entame une danse aux rythmes endiablés qui me tourne la tête.
-"Mais qui a dérobé les tartes" ? Porc et poivre, cochon qui s’en dédit ! le lapin fait intervenir le petit Bill… qui s’empresse d’affirmer haut et fort devant le roi et la reine, tout de carton plastifiés, qu’une course au « caucus »et une longue histoire !

400px_Alice_frontispiece_937x1333 Que je suis étourdie, il m'est impossible de manquer ce rendez-vous, mon pseudo-père Lewis Carroll est là pour veiller sur moi… il ne me laissera pas de l’autre coté du miroir.

-"Fouettes coché, je suis attendue pour prendre un thé chez les fous" ! 
24226616

Ciel j’en ai oublié un ! mais lequel" ?


Un jeu ? DSCF6851 qui veut jouer ?

vous avez tous sur'ment reconnu .....
et bien cette
œuvre écrite par le pasteur mathématicien Charles Lutwidge Dodgson, foisonne d'allusions satiriques aux amis de l'écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l'époque. Le pays des merveilles, tel qu'il est décrit dans ce conte, joue sans cesse avec la logique... et du coup moi aussi

cet ouvrage de la littérature enfantine comprend 12 chapitres, que j'ai discrètement (oui, oui discrètement) placé deCI deLà
quaHEIN quaHA,
marche vite ,marche vite,
va petit âne,
va deciDELà quaHEIN quaHa le vent te guidera
...

oups ITF007029je m'égare...
donc, j'ai placé 11 des titres de chapitre dans ce monologue,
à vous de retrouver le 12 ème manquant !

pour ce faire, je vous laisse
px051014jusqu'à mardi soir

la 183821SDCcompense ?
à tous les participants 78502_374imtoute ma reconnaissance
à la 1ere bonne réponse envoyée à mon adresse mail

une petite toile 1802732(sur le sujet de son choix -20x30 cm)
(enfin cela convient, et fait plaisir)

à vos marques, 73346118et bon week end
et bienSUR... le RV du lundi

Posté par Rsylvie à 22:00 - consignes de P.P. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

lundi, tous les chats sont gris !

la 66ème consigne. Il s'agit encore une fois d'une photo de NarB
L'incipit: "C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué"

19

parc'qu'on est lundi et que tous les lundis chats sont gris...
et qu'il y a des jours comme ça,jg0119737
où Ya pas d'explication. c'est comme ça et tant pis....
mais pour sur à demain.

"et Charles attend" par rsylvie

"C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué.
Pourtant le médecin m’avait laissé entendre que le changement de travail me serait salutaire !
Personne à qui se fier, tous des charlatants !
Tiens comme mes derniers patrons.
Charles par-ci…Charles par-là.
Charles sourit, poli Charles obéit.
et Charles attend l’ordre suivant…

J’ai travaillé toute ma vie, jamais failli à la tâche.
Enfant, j’écoutais bien sagement mes parents.
L’instituteur m’effrayait, mais je ne bronchais pas.
J’m’appliquais à ne pas renverser l’encrier.
Petit Charles, devenu grand a suivi ses frères à l’usine.
Des heures, j’ai trimé derrière les métiers à tisser.
J’en ai bouffé du lin, respiré des odeurs de teintures… jamais une plainte.
Seule une toux rauque qui s’est fait plus oppressante, un poignard dans la poitrine de plus en plus acéré.
Le médecin du travail m’a dit que j’devais changer de métier. Trop physique !
Avec le directeur d’la grande usine, ils ont réfléchi… pas longtemps".

Vous verrez, vous serez bien. Nourri et logé, en échange vous ferez quelques menus travaux » !
-"Tu parles, m’ont pris à leur service… j’étais leur larbin, l’homme à tout faire !
Le
service à table, le jardin , sans parler du ménage et du coup de main au linge.
Ha là, j’peux pas dire que c’était un calvaire. Non j’peux pas.
Parc’que la Mariette, c’était mon rayon de soleil.
Même si mes bras me faisaient défaut, quand fallait étendre les grandes nappes blanches ".

-"Mais toi p’tit gars, t’en es où d’la vie ?
Elle n’a pas l’air de t’avoir gâté !

Toi aussi t’es parti ?
Non n’me dis rien, j’vois bien que t’es pas comme eux.

quai_m_tro

J’vois bien que toi aussi, t’attends le prochain. "

à demain

Posté par Rsylvie à 22:27 - consignes de P.P. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2008

"mieux qu'une vraie ..." (par rsylvie)

DSCF6003

Sur la brochure publicitaire, il était écrit :

« Mieux qu'une vraie…satisfait ou remboursé ».

cochon qui s’en dédit !

pas une seconde je n’ai hésité.

Vous pensez bien… mieux qu’une vraie !

Et des vraies, j’en connaissais.

J’ai tout de suite passé commande,

à peine une semaine à attendre.

Mon paquet est arrivé… qu’elle était belle

Avec toutes ses dentelles

elle était magnifique ma sirène

aux yeux d’ébène.

Quand le soir, je fermais les volets elle gardait la pause.

statuette_Narb_NarB

Sur son cœur

je déposais une fleur 

de rose.

Seulement au matin,

j’étais chagrin…

Vous savez ce que s’est. On est des hommes

la nature est ainsi faite, faut bien que le corps exulte !

après un petit somme,

une petite culbute !

« mieux qu’une vraie, disait la publicité »

je leur ai écrit une longue lettre

mais point ne répondaient.

j’ai enfourché ma mobylette

afin de les rencontrer.

ils m’attendaient

le sourire confiant.

Que demander de mieux monsieur ? Elle garde la pose, et se tait !

Qu’il m’a répondu en rigolant ! Vous ne pouvez nous attaquer pour publicité mensongère.

C’est mieux qu’une vraie,

J’vais vous envoyer ma mégère

vous verrez la différence.

Allé, Gardez donc votre Orthence ! »

Et c’est comme cela qu’on perd un procès !

animcrayon

voilà ma p'tite contribution pour Paroles Plurielles.
(qui cette fois n'avait pas d'incipit... mais une obligation de fin et la 2ème photo en illustration)

merci de votre passage et à demain
bisous

Posté par Rsylvie à 18:53 - consignes de P.P. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

qui a dit que les cartables sont trop lourds ?

une p'tit jeu de mots, avec le blog P.P.

b01899consigne N°63

une journée ordinaire au Sacré-Coeur ou l’histoire d’uncartabletrop lourd (par rsylvie)

57279871

« j’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac,
-j’ai sorti mon carnet de liaison,
-j’ai sorti mon bloc de dessin,
-j’ai sorti ma trousse de crayons de couleurs,
-j’ai sorti ma calculatrice super puissante aux racines carrées
,
-j’ai sorti »

-« Bon ça suffit, t’as quand m
ême pas tout sorti » ?

-« Mais 42_15783262si !
-J’ai sorti mon classeur de bio
-J’ai sorti mon classeur de S.V.T.
-J’ai sorti mon classeur de musique et ma flûte
-J’ai… »

-« L’est chargé l’emploi du temps le lundi ».
-je ne te le fais pas dire. Je n'aime pas le lundi !
…….-J’ai sorti mon dictionnaire de français-
J’ai sorti mon dictionnaire d’anglais
-J’ai sorti mon dictionnaire
d’espagnol
-J’ai sorti mon dictionnaire des langues mortes ».

-« WoaHOU !! t’es une intello… t’as combien d’options  ?"

-« Juste
56678672deux ou trois, pourquoi  ?"
-« Comme ça , moi l'école...bon Alors, et après ?
………-« J’ai sorti mon survêtemen
t,
-J’ai sorti mes chaussures de sports,,-
J’ai sorti ma serviette de toilette,
-J’ai sorti mon déodorant,
-J’ai sorti mon crayon pour les yeux,
-J’ai sorti »
IE159_018

-« En fait, t’as sorti ta trousse de toilette !"
-« Allé, moques toi.
Un esprit clair dans un corps sain
!…….
-J’ai sorti mon portable"
-« ben, pourquoi ?"
-« pour appeler ma sœur et lui dire de prendre les clés que j’avais oubliées dans ma chambre ? »

….-« ah, t’avais
oublié254467SDCtes clés » !
-« oui, cela m’arrive quelque fois. Le principal étant que je n’oublie pas mes affaires d’école « !
Cela ne t’arrive jamais d’oublier tes clés ?

-" ben non,  d'ailleurs j'ai pas d'portable... Et puis c’est pas grave, vu qu' j’ai pas d’casier non plus. Y’en avait pas assez… «
-« ce n’est pas juste que tu n’ais pas de casier… comment fais tu pour ton cartable ? »
-« ben j’en chie… surtout le mardi et le jeudi, par’cqu’on est chargé comme des mulles ces jours là ! »
-« je veux bien partager le mien en attendant d’en parler aux délégués de classe pour qu’ils… »
-« mesdemoiselles, la sonnerie a retenti depuis bien longtemps
LS010999, que faites-vous » ?
-« Madame la directrice, comme elle n’a pas de casier,
je lui proposais que l’on se mette ensemble en attendant
de résoudre ce problème. Et par là même, je lui expliquais qu'ayant un soucis de clé,

-j’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac
-j’ai sorti mon carnet de liaison,
-j’ai sorti mon bloc de dessin,
-j’ai sorti ma trousse de crayons de couleurs,
-j’ai sorti ma calculatrice super puissante aux racines carrées,
-j’ai sorti »

-« Assez! vous n’avez quand même pas tout sorti ???»

D02_160665 
Mais SI madame la directrice !
-J’ai sorti mon classeur de bio
-J’ai sorti »

-Il suffit
,
ks109573petite insolente !
On ne dit pas BIo mais biologie.
Vous
serez consignées toutes les deux pour retard au cours !

-« ben moi, j'l’aurais fait sauter c'putain d'cad’nas…
.

cadenasCoumarine
t’as vu où ça mène d’être châritable ?
pas mieux payé qu'la curiosité  » !

ya plus d'morale ma pauv'e dame
allé à demain.

Posté par Rsylvie à 09:29 - consignes de P.P. - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2008

"la voix d'un ange" par rsylvie

"Mes biens chers frères,
mes bien chères sœurs,
KS6781
pas de bouguibougui
avant de faire vos prières le soir.. »


-m’enfin Soeur Marie Françoise qu’est ce qui vous prend ! 
s’écriecur_ de la Paroisse, pétrifié en face d'une nonnette en pleine parodie, devant le grand miroir qui domine la sacristie.

-Sont-se ce que notre vénéré Abbé Gabriel vous apprend ?

-Pour sur que non, répondit la KS75054Jeune effrontée, la soutanne désordonnée. Loin de moi toute idée de blasphème,
Mais je dois vous confier un secret. 
Et bien voilà, depuis que sœur Marie Thérèse.com a introduit dans nos murs l’outil informatique qu’est l’ordinateur, j’ai découvert,


KS5565 

Ho bien par hasard mon Père, un site d’échanges.
Mais rassurez-vous, en tout bien tout honneur,

Un lieu de paroles et de photosKS75053
"Paroles Plurielles".
Pour les amoureux des mots, tous les 15 jours une nouvelle consigne.
Et voici donc celle de ce jour :

"Mes biens
KS6776chers frères…."
-Soeur Marie Françoise ! c'est bon ! j'ai compris....KS2207Redevenons sérieux.
Je venais pour le tableau de Paul Delvaux. Il faudrait le remettre en état.
Notre Evéque  doit venir nous rendre visite cette semaine,
et j'aimerais qu'il puisse l'admirer lors de son séjour en notre église
.
les_hommes__delvaux_

-Soeur Marie Françoise ?
-OUI  mon Père?
-V
ous avez un beau brin d’voix !
d’hommage que je ne le découvre que maintenant,
plus tôt qu'à l'office de nos matinales du vendredi.

KS6741

sans rancune et bon LUNDI à vous aussi

à mardi, bon pied-bon oeil !!!

Posté par Rsylvie à 10:03 - consignes de P.P. - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 janvier 2008

« Effraction par tendresse » (par rsylvie)

je ne vous présente plus Paroles Plurielles consigne N°61...

quand j'ai vu la photo j'me suis dit super.
et puis surtout j'ai pensé,,,, ça suffit les idées sombres,,,, je voudrais écrire qq chose de drole alors j'ai laissé aller ma plume....et voici le résultat (par contre, entre nous, je ne crois pas avoir réussi à écrire qq chose de drole !)je m'aperçois qu'il ne m'est pas si facile que ça d'écrire du comique... mais j'ai pas dit mon dernier mot !)

« Effraction par tendresse » (par rsylvie)

"J'ai bien fait le tour de la question..."
il n’y avait pas d’autre solution. Si l’on voulait s’amusait un peu,
en ce triste après-midi de réunion de famille, il fallait en passer par là.
Oui, je dis bien prendre ce chemin inhabituel. Qu’est l’entrée par effraction !

Alors nous l’avons fait.....

20862957 D&D
On a ouvert délicatement les persiennes, en prenant bien garde de ne rien casser.
Le fracas des vitres sur le parquet aurait éveillé les soupçons.
Puis, sur la pointe des pieds, nous avons pénétrés dans la pièce.

Aux trois coups,
Le rideau c’est ouvert.
L’oncle Charles a commencé le monologue de sa vie
et nous, derrière lui,

avons, les uns après les autres,SS45002 pris place à ses cotés
L’assistance tout d’abord surprise, n’a dit mot,
Chacun retenant son souffle.
Comment l’acteur allait-il prendre cette intrusion ?
Ces garnements qui ne respectaient rien…
Ces petits troublillons, habillés de rouge et de bleu, grimés de rose et de jaune.
Comment ?

MEDFR17018
Humblement, l’artiste
au regard triste
s’est tourné vers chacun de nous.
Ses yeux
gris de pluie
ont souri.

10070084
Il a tendu les bras vers nous.
Et de nos mains jointes est né un arc en ciel de douceurs,
inondé de larmes de bonheur.

200151894_001
la foule en délire s'est levée pour applaudir le spectacle qui n'avait jamais été si beau
....et l'aprés midi c'est terminé en éclats de rire.

à samedi...

Posté par Rsylvie à 09:26 - consignes de P.P. - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2007

alors… tout doucement, elle a fermé les yeux. (par Rsylvie)

le compte à rebour-XMD032

Pour Paroles Plurielles, une trés jolie consigne.... voici ce qu'elle m'a inspiré.

_________________________

Tante Babette prit une profonde inspiration… et souffla la bougie.
967485Elle a mis la jolie robe qu’elle garde pour les jours de fêtes.
Celle en lin, couleur de lune avec un petit col Claudine, surmonté de passementeries.
Ces broderies… elle s’en souvient comme si c’était hier.

- …tu vas t’abîmer les yeux, ma pauvre Babette, à faire tes dentelles.
C’est plus de ton age !

Mettre des lunettes ? Il n’en était pas question. Elle était trop coquette.
Et puis, elle aimait bien l’entendre.
C’est qu’il l’aimait encore… Qu’il l’aimait toujours.
KS94133Une perle de tendresse glissa secrètement le long de sa joue, pour aller mourir à la commissure des lèvres, et donner à ses pensées le goût des douceurs d’antan.

18600905_p

L’époque où ils tenaient une boutique de pâtisseries à l’angle de la rue Saint Honoré.
Lui au fournil, à garnir des centaines de moules d’une pâte onctueuse. Qui épouserait des coquilles cuivrées par la caresse d’un feu de bois.  Avant de finir sa volcanique cuisson, en madeleines plus ou moins bombées, aux couleurs mordorées.
Elle, derrière le comptoir avec son tablier vichy, attendait le client impatient de mordre à pleine dents, la sucrerie tant convoitée.
Retrouver le sourire de l’ivresse du miel fondant délicatement sous la langue.
Sentiment de volupté qui réjouit tant le cœur que l’on se croirait au paradis.
Oui… c’est tout à fait cela « être au paradis »

 

DSCF4644

Aujourd’hui ça fera...
En fait, elle ne sait plus… Elle est lasse.

Son dos autrefois si droit, si fier l’a fait tant souffrir, qu’elle se plie pour lui adoucir la charge.

Ses mains jadis souples et délicates, se recroquevillent de douleur.
Ses pieds qui aimaient tant danser, sont devenus si fragiles qu’elle fait de tout petits pas, afin de les ménager encore un peu.
Et sa pauvre tête, qui compter avec tant de rapidité les facturations de la boutique, lui fait bien souvent défaut.

DSCF3339

Bien difficilement, elle s’est allongée sur le lit.
Sa robe est un peu chiffonnée, mais cela n’a plus d’importance.
Elle est prête.
Sur l’édredon, elle tend le bras vers la place vide.
Lui prendre la main…
Cela fait si longtemps quelle attend ce moment.
Elle n’appréhende plus ce dernier,
ce premier voyage qu’elle fera sans lui…
vers lui.
...............................

et oui, toujours un peu de nostalgie
mais pourquoi ?
ben parc'que c'est LUNDI !!!

Posté par Rsylvie à 00:01 - consignes de P.P. - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

Dame-Jeanne

Voici donc la consigne 54 de Paroles Plurielles (blog d'écriture ouvert à TOUS)
bouteillesL'incipit sera:Je lui ai dit de se taire.

___________________________________

Dame-jeanne (par rsylvie)

Je lui ai dit de se taire.
Je ne la supportais plus.
Je lui ai demandé de se taire.
Pour ne plus de l’entendre.
Je lui ai crié de se taire,
Elle me rendait folle.
Je l’ai supplié de se taire,
J’étais épuisée.

Mais elle ne l’a pas fait.
Elle a continué de chanter.
tourner, danser, chanter.
… tourner à m’en faire perdre la tête.
… danser à m’étourdir.
… chanter à en mourir
.

967485

Non, je ne l’ai pas tuée.
Mais il s’en est fallu de peu.
Une note mal accordée et je la brisais » !

-« allé Jeanne, rentrez chez vous.
Toutes ces bouteilles vides.
Et puis, votre Dame qui va s’inquiéter ».

Posté par Rsylvie à 18:57 - consignes de P.P. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 septembre 2007

nostalgiqueRENTREE (par rsylvie)

nostalgiqueRENTREE (par rsylvie)

L'horloge horaires_1indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance...

Tant mieux pensa t’elle. J’aurais plus de temps pour compter toutes ces briquettes !


Et elle se remit à égrainer le boulier aux couleurs ternies par le temps.                          Aux billes déformées par les milliers de doigts, salis par l’encre des feuilles de calcul,                         recouvertes de nombres qui patientent sagement rangés les uns derrière les autres.                           Les uns à coté des autres.                         Les uns sur les autres…


Une armée de chiffres qui n’attendent qu’un signal pour se multiplier, se diviser.

comptabilit_Quelle responsabilité !


Comment faire ?

Additionner ou soustraire la retenue ?
Et pourquoi mettre la virgule après le zéro, s’il ne vaut rien ?
Mais qui a dit qu’il fallait toujours multiplier par deux puissance trois, si l’on peut faire racine de …. Deux combien déjà ? Je ne sais plus. Tout est confus.


Tout se mélange. Les triangles, les carrés, les oranges, les bleus… le vert du tableau. la blancheur de la craie. le gris des 2 gros yeux de bœuf de la chouette qui veille sur le mur de briques.

oeil

La maîtresse a de grosses lunettes rondes.
Le maître est un grand Duc, chou, genou, caillou, hibou, joujou et pou !


La coure de récréation est envahie de crayons
aux multiples couleurs qui cherchent leurs trousses de secours.
Soudain, la statue du jardin public ouvre un œil. L’autre encore clos, lui donne un air effrayant.
Elle appelle. Elle dit des mots. Je n’ai pas compris. Je n’entends rien.
Les cordes à sauté bien rangées devant une alignée de cartables à perte de vue.
Une petite fille pleure… elle veut sa maman
.

15753c

L’horloge indique vingt deux heures trente…

Elle se rit de l’horlogehoraires_2 cette année elle n’ira pas accueillir les nouveaux élèves. Son temps est fait, elle est en vacances à vie…

Elle sourit tristementgrandpetit1024L’horloge est en avance.

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merci d'être passé sur ce blog, d'avoir pris le temps de le lire et bon WE à vous aussi.

Posté par Rsylvie à 22:07 - consignes de P.P. - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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