02 mai 2008
"L'éloge de l'autre"... pour brin de muguet
hors voilà nous sommes le 1er mai...
j'ai envi de souhaiter plein de bonheur à la terre entière
et pour ce faire, je vais abuser de la consigne du blog Paroles Plurielles pour envoyer une missive plus personnelle à ceux qui m'ont un aprés-midi d'automne offert le plus beau brin de muguet qu'il soit
Donc en résumé...une lettre à qui vous voulez, dont le thème est "L'éloge de l'autre"

Vous qui êtes mon autre (par rsylvie)
En ce jour
qui ce veut fêter mes 46 printemps,
j’ai une pensée toute particulière pour vous,
Partis ensemble cueillir les fleurs du paradis bleu...
trop gâtée pour comprendre le manque,
je n’avais jamais pris le temps de vous exprimer mon attachement à…
Toi l'homme de sagesse qui voulait faire de
une jolie tête bien faite et surtout bien pleine.
Toi la femme si sérieuse et travailleuse qui s’est fatiguée à la tâche pour que « la petite ne manque de rien ».

...Vous qui un matin d’automne, avez bravé le regard des autres
en venant me prendre par la main,
tout simplement,
sans poser de question,
sans regard accusateur,
les bras chargés d'affection.
Toi qui a du, bien des fois, ravaler tes larmes devant les sourires d’après messe
des bien priantes du dimanche…
Toi, si attentionnée à cet enfant qui avait peur du noir et pleurait dans la nuit,
qu’il fallait maintenir la petite flamme allumée
.
Toi qui a du bien des fois, ravaler ton orgueil devant les sous entendus de comptoir
des dimanches d’après messe… Toi, extrêmement prévenant devant le « PETITpetit »
qui ne voulait pas marcher sur les feuilles mortes, de peur de faire du bruit.
...Vous, généreux parents, à qui la vie n’a pas toujours souri,
je voulais simplement dire combien j’ai de considération pour l’homme
qui n’a jamais baissé les bras. Qui tous les jours a tenu sa promesse…
et a redonné le sourire à son amoureuse malgré les embûches
que le destin s’acharnait à mettre sur son parcours.
Qui n’a pas craint de provoquer la colère divine
en détournant les chemins de l’enfantement.
pour prendre les sentiers de travers,
jusqu’à la rencontre avec l’enfant oublié.
A l'homme qui posait sa caisse à outils
pour se faire tendresse
auprès de la fillette qui, malicieusement échappée des jupons de sa mère,
venait chercher l’aventure dans les billes de bois .
Au charpentier aux mains calleuses
qui mille fois répétait le geste
d’un lacet défait, d’un bouton à remettre,
d’une aiguille de sapin à retirer du gilet
pour qu’elle ne blesse pas l’enfant abimé par la vie.
A toi femme si fragile, pour qui le moindre retard de l’enfant
même devenu grande, était une tragédie. Toi brisée par la guerre,
qui ne savait lire en « blanche neige » que le triste épisode du chasseur.
Tes yeux aveuglés par le malheur ne pouvaient voir la fin heureuse de l’histoire.
Pourtant tu faisais ton maximum,
...Vous éducateurs avant l’heure,
qui m’avez toujours
parlé de l’autre avec respect, les yeux plein de compassion.
M’avez enseigné l'humilité
le respect que mérite chacun,
qui se doit
à toute chose, à tout instant de la vie...
qui êtes devenus mon port d’attache
sans jamais
chercher à me couper de mes racines.
Pour toutes ces délicates attentions, tout ce bonheur
l’amour que vous m’avez offert jours après jours,
le soleil que vous m’avez mis dans le cœur… merci
votre fille de coeur
sylvie
bon pont et à samedi.
13 avril 2008
un jeu... qui veut jouer ?
tralalaLAnère (par rsylvie pour la consigne N°67 de P.P.)
-« Il faut absolument que je pense à remonter ce maudit réveil,
si je ne veux pas rater l’heure de la photo de Coumarine".
Alors un pas en avant, trois pas en arrière, 2 pas sur le coté et 4 pas d’lautre coté. C’est facile quand on est fille de mathématicien ! -"Holala, mais que m’arrive-t-il "?
c’est la descente dans le terrier du lapin. Mais je ne veux pas demeurer là… vite trouver une sortie. A gauche à droite ? pomme de rainette et pomme d’api, tapi tapis rouge. Pomme de rainette et pomme d’api, tapi tapis gris.J’écoute les conseils de la chenille, mais n’en fais qu’à ma tête et traverse le terrain de croquet de la reine. Un furtif coup d’œil en direction de la mare de larmes, et je perçois d’une oreille distraite, l’histoire de la Simili-Tortue. Quand le quadrille des homards entame une danse aux rythmes endiablés qui me tourne la tête.
-"Mais qui a dérobé les tartes" ? Porc et poivre, cochon qui s’en dédit ! le lapin fait intervenir le petit Bill… qui s’empresse d’affirmer haut et fort devant le roi et la reine, tout de carton plastifiés, qu’une course au « caucus »et une longue histoire !
Que je suis étourdie, il m'est impossible de manquer ce rendez-vous, mon pseudo-père Lewis Carroll est là pour veiller sur moi… il ne me laissera pas de l’autre coté du miroir.
-"Fouettes coché, je suis attendue pour prendre un thé chez les fous" ! 
Ciel j’en ai oublié un ! mais lequel" ?
vous avez tous sur'ment reconnu .....
et bien cette œuvre écrite par le pasteur mathématicien Charles Lutwidge Dodgson, foisonne d'allusions satiriques aux amis de l'écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l'époque. Le pays des merveilles, tel qu'il est décrit dans ce conte, joue sans cesse avec la logique... et du coup moi aussi
cet ouvrage de la littérature enfantine comprend 12 chapitres, que j'ai discrètement (oui, oui discrètement) placé deCI deLà
quaHEIN quaHA,
marche vite ,marche vite,
va petit âne,
va deciDELà quaHEIN quaHa le vent te guidera...
oups
je m'égare...
donc, j'ai placé 11 des titres de chapitre dans ce monologue,
à vous de retrouver le 12 ème manquant !
pour ce faire, je vous laisse
jusqu'à mardi soir
la
récompense ?
à tous les participants
toute ma reconnaissance
à la 1ere bonne réponse envoyée à mon adresse mail
une petite toile
(sur le sujet de son choix -20x30 cm)
(enfin cela convient, et fait plaisir)
à vos marques,
et bon week end
et bienSUR... le RV du lundi
07 avril 2008
lundi, tous les chats sont gris !
la 66ème consigne. Il s'agit encore une fois d'une photo de NarB
L'incipit: "C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué"
![]()
parc'qu'on est lundi et que tous les lundis chats sont gris...
et qu'il y a des jours comme ça,
où Ya pas d'explication. c'est comme ça et tant pis.... mais pour sur à demain.
"et Charles attend" par rsylvie
"C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué.
Pourtant le médecin m’avait laissé entendre que le changement de travail me serait salutaire !
Personne à qui se fier, tous des charlatants !
Tiens comme mes derniers patrons.
Charles par-ci…Charles par-là.
Charles sourit, poli Charles obéit.
et Charles attend l’ordre suivant…
J’ai travaillé toute ma vie, jamais failli à la tâche.
Enfant, j’écoutais bien sagement mes parents.
L’instituteur m’effrayait, mais je ne bronchais pas.
J’m’appliquais à ne pas renverser l’encrier.
Petit Charles, devenu grand a suivi ses frères à l’usine.
Des heures, j’ai trimé derrière les métiers à tisser.
J’en ai bouffé du lin, respiré des odeurs de teintures… jamais une plainte.
Seule une toux rauque qui s’est fait plus oppressante, un poignard dans la poitrine de plus en plus acéré.
Le médecin du travail m’a dit que j’devais changer de métier. Trop physique !
Avec le directeur d’la grande usine, ils ont réfléchi… pas longtemps".
-« Vous verrez, vous serez bien. Nourri et logé, en échange vous ferez quelques menus travaux » !
-"Tu parles, m’ont pris à leur service… j’étais leur larbin, l’homme à tout faire !
Le service à table, le jardin , sans parler du ménage et du coup de main au linge.
Ha là, j’peux pas dire que c’était un calvaire. Non j’peux pas.
Parc’que la Mariette, c’était mon rayon de soleil.
Même si mes bras me faisaient défaut, quand fallait étendre les grandes nappes blanches ".
-"Mais toi p’tit gars, t’en es où d’la vie ?
Elle n’a pas l’air de t’avoir gâté !
Toi aussi t’es parti ?
Non n’me dis rien, j’vois bien que t’es pas comme eux.

J’vois bien que toi aussi, t’attends le prochain. "
à demain
27 mars 2008
"mieux qu'une vraie ..." (par rsylvie)
Sur la brochure publicitaire, il était écrit :
« Mieux qu'une vraie…satisfait ou remboursé ».
cochon qui s’en dédit !
pas une seconde je n’ai hésité.
Vous pensez bien… mieux qu’une vraie !
Et des vraies, j’en connaissais.
J’ai tout de suite passé commande,
à peine une semaine à attendre.
Mon paquet est arrivé… qu’elle était belle
Avec toutes ses dentelles
elle était magnifique ma sirène
aux yeux d’ébène.
Quand le soir, je fermais les volets elle gardait la pause.
Sur son cœur
je déposais une fleur
de rose.
Seulement au matin,
j’étais chagrin…
Vous savez ce que s’est. On est des hommes
la nature est ainsi faite, faut bien que le corps exulte !
après un petit somme,
une petite culbute !
« mieux qu’une vraie, disait la publicité »
je leur ai écrit une longue lettre
mais point ne répondaient.
j’ai enfourché ma mobylette
afin de les rencontrer.
ils m’attendaient
le sourire confiant.
-« Que demander de mieux monsieur ? Elle garde la pose, et se tait !
Qu’il m’a répondu en rigolant ! Vous ne pouvez nous attaquer pour publicité mensongère.
C’est mieux qu’une vraie,
J’vais vous envoyer ma mégère
vous verrez la différence.
Allé, Gardez donc votre Orthence ! »
Et c’est comme cela qu’on perd un procès !
![]()
voilà ma p'tite contribution pour Paroles Plurielles.
(qui cette fois n'avait pas d'incipit... mais une obligation de fin et la 2ème photo en illustration)
merci de votre passage et à demain
bisous
08 février 2008
qui a dit que les cartables sont trop lourds ?
une p'tit jeu de mots, avec le blog P.P.
une journée ordinaire au Sacré-Coeur ou l’histoire d’un
trop lourd (par rsylvie)
« j’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac,
-j’ai sorti mon carnet de liaison,
-j’ai sorti mon bloc de dessin,
-j’ai sorti ma trousse de crayons de couleurs,
-j’ai sorti ma calculatrice super puissante aux racines carrées,
-j’ai sorti »
-« Bon ça suffit, t’as quand même pas tout sorti » ?
-« Mais
si !
-J’ai sorti mon classeur de bio
-J’ai sorti mon classeur de S.V.T.
-J’ai sorti mon classeur de musique et ma flûte
-J’ai… »
-« L’est chargé l’emploi du temps le lundi ».
-je ne te le fais pas dire. Je n'aime pas le lundi !
…….-J’ai sorti mon dictionnaire de français-
J’ai sorti mon dictionnaire d’anglais
-J’ai sorti mon dictionnaire d’espagnol
-J’ai sorti mon dictionnaire des langues mortes ».
-« WoaHOU !! t’es une intello… t’as combien d’options ?"
-« Juste
deux ou trois, pourquoi ?"
-« Comme ça , moi l'école...bon Alors, et après ?
………-« J’ai sorti mon survêtement,
-J’ai sorti mes chaussures de sports,,-
J’ai sorti ma serviette de toilette,
-J’ai sorti mon déodorant,
-J’ai sorti mon crayon pour les yeux,
-J’ai sorti »
-« En fait, t’as sorti ta trousse de toilette !"
-« Allé, moques toi.
Un esprit clair dans un corps sain !…….
-J’ai sorti mon portable"
…-« ben, pourquoi ?"
-« pour appeler ma sœur et lui dire de prendre les clés que j’avais oubliées dans ma chambre ? »
….-« ah, t’avais oublié
tes clés » !
-« oui, cela m’arrive quelque fois. Le principal étant que je n’oublie pas mes affaires d’école « !
Cela ne t’arrive jamais d’oublier tes clés ?
-" ben non, d'ailleurs j'ai pas d'portable... Et puis c’est pas grave, vu qu' j’ai pas d’casier non plus. Y’en avait pas assez… «
-« ce n’est pas juste que tu n’ais pas de casier… comment fais tu pour ton cartable ? »
-« ben j’en chie… surtout le mardi et le jeudi, par’cqu’on est chargé comme des mulles ces jours là ! »
-« je veux bien partager le mien en attendant d’en parler aux délégués de classe pour qu’ils… »
-« mesdemoiselles, la sonnerie a retenti depuis bien longtemps
, que faites-vous » ?
-« Madame la directrice, comme elle n’a pas de casier,
je lui proposais que l’on se mette ensemble en attendant
de résoudre ce problème. Et par là même, je lui expliquais qu'ayant un soucis de clé,
-j’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac
-j’ai sorti mon carnet de liaison,
-j’ai sorti mon bloc de dessin,
-j’ai sorti ma trousse de crayons de couleurs,
-j’ai sorti ma calculatrice super puissante aux racines carrées,
-j’ai sorti »
-« Assez! vous n’avez quand même pas tout sorti ???»
-« Mais SI madame la directrice !
-J’ai sorti mon classeur de bio
-J’ai sorti »
-Il suffit,
petite insolente !
On ne dit pas BIo mais biologie.
Vous serez consignées toutes les deux pour retard au cours !
-« ben moi, j'l’aurais fait sauter c'putain d'cad’nas….
Coumarine
t’as vu où ça mène d’être châritable ?
pas mieux payé qu'la curiosité » !
ya plus d'morale ma pauv'e dame
allé à demain.
03 février 2008
"la voix d'un ange" par rsylvie
"Mes biens chers frères,
mes bien chères sœurs,
pas de bouguibougui
avant de faire vos prières le soir.. »
-m’enfin Soeur Marie Françoise qu’est ce qui vous prend !
s’écrie
de la Paroisse, pétrifié en face d'une nonnette en pleine parodie, devant le grand miroir qui domine la sacristie.
-Sont-se ce que notre vénéré Abbé Gabriel vous apprend ?
-Pour sur que non, répondit la
Jeune effrontée, la soutanne désordonnée. Loin de moi toute idée de blasphème,
Mais je dois vous confier un secret. Et bien voilà, depuis que sœur Marie Thérèse.com a introduit dans nos murs l’outil informatique qu’est l’ordinateur, j’ai découvert,
Ho bien par hasard mon Père, un site d’échanges.
Mais rassurez-vous, en tout bien tout honneur,
Un lieu de paroles et de photos
…
"Paroles Plurielles".
Pour les amoureux des mots, tous les 15 jours une nouvelle consigne.
Et voici donc celle de ce jour :
"Mes biens
chers frères…."
-Soeur Marie Françoise ! c'est bon ! j'ai compris....
Redevenons sérieux.
Je venais pour le tableau de Paul Delvaux. Il faudrait le remettre en état.
Notre Evéque doit venir nous rendre visite cette semaine,
et j'aimerais qu'il puisse l'admirer lors de son séjour en notre église.
-Soeur Marie Françoise ?
-OUI mon Père?
-Vous avez un beau brin d’voix !
d’hommage que je ne le découvre que maintenant,
plus tôt qu'à l'office de nos matinales du vendredi.
sans rancune et bon LUNDI à vous aussi
à mardi, bon pied-bon oeil !!!
25 janvier 2008
« Effraction par tendresse » (par rsylvie)
je ne vous présente plus Paroles Plurielles consigne N°61...
quand j'ai vu la photo j'me suis dit super.
et puis surtout j'ai pensé,,,, ça suffit les idées sombres,,,, je voudrais écrire qq chose de drole alors j'ai laissé aller ma plume....et voici le résultat (par contre, entre nous, je ne crois pas avoir réussi à écrire qq chose de drole !)je m'aperçois qu'il ne m'est pas si facile que ça d'écrire du comique... mais j'ai pas dit mon dernier mot !)
« Effraction
par tendresse » (par rsylvie)
"J'ai bien
fait le tour de la question..."
il n’y avait pas
d’autre solution. Si l’on voulait s’amusait un peu,
en ce triste
après-midi de réunion de famille, il fallait en passer par là.
Oui, je dis bien
prendre ce chemin inhabituel. Qu’est l’entrée par effraction !
Alors nous l’avons
fait.....
D&D
On a ouvert
délicatement les persiennes, en prenant bien garde de ne rien casser.
Le fracas des
vitres sur le parquet aurait éveillé les soupçons.
Puis, sur la pointe
des pieds, nous avons pénétrés dans la pièce.
Aux trois coups,
Le rideau c’est
ouvert.
L’oncle Charles a
commencé le monologue de sa vie et nous,
avons, les uns
après les autres,
pris place à ses cotés…
L’assistance tout
d’abord surprise, n’a dit mot,
Chacun retenant son
souffle.
Comment l’acteur
allait-il prendre cette intrusion ?
Ces garnements qui
ne respectaient rien…
Ces petits troublillons,
habillés de rouge et de bleu, grimés de rose et de jaune.
Comment ?

Humblement,
l’artiste
au regard triste
s’est tourné vers
chacun de nous.
Ses yeux gris de
pluie
ont souri.

Il a tendu les bras
vers nous.
Et de nos mains
jointes est né un arc en ciel de douceurs,
inondé de larmes de
bonheur.

la foule en délire s'est levée pour applaudir le spectacle qui n'avait jamais été si beau....et l'aprés midi c'est terminé en éclats de rire.
à samedi...
10 décembre 2007
alors… tout doucement, elle a fermé les yeux. (par Rsylvie)
Pour Paroles Plurielles, une trés jolie consigne.... voici ce qu'elle m'a inspiré.
_________________________
Tante Babette prit une profonde inspiration… et souffla la bougie.
Elle a mis la jolie robe qu’elle garde pour les jours de fêtes.
Celle en lin, couleur de lune avec un petit col Claudine, surmonté de passementeries.
Ces broderies… elle s’en souvient comme si c’était hier.
- …tu vas t’abîmer les yeux, ma pauvre Babette, à faire tes dentelles.
C’est plus de ton age !
Mettre des lunettes ? Il n’en était pas question. Elle était trop coquette.
Et puis, elle aimait bien l’entendre.
C’est qu’il l’aimait encore… Qu’il l’aimait toujours.
Une perle de tendresse glissa secrètement le long de sa joue, pour aller mourir à la commissure des lèvres, et donner à ses pensées le goût des douceurs d’antan.
L’époque où ils tenaient une boutique de pâtisseries à l’angle de la rue Saint Honoré.
Lui au fournil, à garnir des centaines de moules d’une pâte onctueuse. Qui épouserait des coquilles cuivrées par la caresse d’un feu de bois. Avant de finir sa volcanique cuisson, en madeleines plus ou moins bombées, aux couleurs mordorées.
Elle, derrière le comptoir avec son tablier vichy, attendait le client impatient de mordre à pleine dents, la sucrerie tant convoitée.
Retrouver le sourire de l’ivresse du miel fondant délicatement sous la langue.
Sentiment de volupté qui réjouit tant le cœur que l’on se croirait au paradis.
Oui… c’est tout à fait cela « être au paradis »
Aujourd’hui ça fera...
En fait, elle ne sait plus… Elle est lasse.
Son dos autrefois si droit, si fier l’a fait tant souffrir, qu’elle se plie pour lui adoucir la charge.
Ses mains jadis souples et délicates, se recroquevillent de douleur.
Ses pieds qui aimaient tant danser, sont devenus si fragiles qu’elle fait de tout petits pas, afin de les ménager encore un peu.
Et sa pauvre tête, qui compter avec tant de rapidité les facturations de la boutique, lui fait bien souvent défaut.
Bien difficilement, elle s’est allongée sur le lit.
Sa robe est un peu chiffonnée, mais cela n’a plus d’importance.
Elle est prête.
Sur l’édredon, elle tend le bras vers la place vide.
Lui prendre la main…
Cela fait si longtemps quelle attend ce moment.
Elle n’appréhende plus ce dernier,
ce premier voyage qu’elle fera sans lui…
vers lui.
...............................
et oui, toujours un peu de nostalgie
mais pourquoi ?
ben parc'que c'est LUNDI !!!
25 septembre 2007
Dame-Jeanne
Voici donc la consigne 54 de Paroles Plurielles (blog d'écriture ouvert à TOUS)
L'incipit sera:Je lui ai dit de se taire.
___________________________________
Dame-jeanne (par rsylvie)
Je lui ai dit de se taire.
Je ne la supportais plus.
Je lui ai demandé de se taire.
Pour ne plus de l’entendre.
Je lui ai crié de se taire,
Elle me rendait folle.
Je l’ai supplié de se taire,
J’étais épuisée.
Mais elle ne l’a pas fait.
Elle a continué de chanter.
tourner, danser, chanter.
… tourner à m’en faire perdre la tête.
… danser à m’étourdir.
… chanter à en mourir.
-« Non, je ne l’ai pas tuée.
Mais il s’en est fallu de peu.
Une note mal accordée et je la brisais » !
-« allé Jeanne, rentrez chez vous.
Toutes ces bouteilles vides.
Et puis, votre Dame qui va s’inquiéter ».
08 septembre 2007
nostalgiqueRENTREE (par rsylvie)
nostalgiqueRENTREE (par rsylvie)
L'horloge
indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance...
Tant mieux pensa t’elle. J’aurais plus de temps pour compter toutes ces briquettes !
Et elle se remit à égrainer le boulier aux couleurs ternies par le temps. Aux billes déformées par les milliers de doigts, salis par l’encre des feuilles de calcul, recouvertes de nombres qui patientent sagement rangés les uns derrière les autres. Les uns à coté des autres. Les uns sur les autres…
Une armée de chiffres qui n’attendent qu’un signal pour se multiplier, se diviser.
Quelle responsabilité !
Comment faire ?
Additionner ou soustraire la retenue ?
Et pourquoi mettre la virgule après le zéro, s’il ne vaut rien ?
Mais qui a dit qu’il fallait toujours multiplier par deux puissance trois, si l’on peut faire racine de …. Deux combien déjà ? Je ne sais plus. Tout est confus.
Tout se mélange. Les triangles, les carrés, les oranges, les bleus… le vert du tableau. la blancheur de la craie. le gris des 2 gros yeux de bœuf de la chouette qui veille sur le mur de briques.

La maîtresse a de grosses lunettes rondes.
Le maître est un grand Duc, chou, genou, caillou, hibou, joujou et pou !
La coure de récréation est envahie de crayons aux multiples couleurs qui cherchent leurs trousses de secours.
Soudain, la statue du jardin public ouvre un œil. L’autre encore clos, lui donne un air effrayant.
Elle appelle. Elle dit des mots. Je n’ai pas compris. Je n’entends rien.
Les cordes à sauté bien rangées devant une alignée de cartables à perte de vue.
Une petite fille pleure… elle veut sa maman.
L’horloge indique vingt deux heures trente…
Elle se rit de l’horloge…
cette année elle n’ira pas accueillir les nouveaux élèves. Son temps est fait, elle est en vacances à vie…
Elle sourit tristement
L’horloge est en avance.
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merci d'être passé sur ce blog, d'avoir pris le temps de le lire et bon WE à vous aussi.











