27 juin 2009
Mademoiselle Margueritte
chez fabeli, une nouvelle ... ........... et une envie de continuer son histoire
Automatic-tic
Comme d'habitude, elle a oublié d'ouvrir son parapluie. Bien sûr, la pluie se faisait gentille, mais très vite les cheveux gris se sont poudrés de gouttelettes et la toile de la veste aussi. Pourtant le parapluie est resté sagement calé sous son bras. Comme d'habitude, elle marchait d'un pas rapide et court, tricotant des jambes sur le bitume noir. Quand on n'a jamais passé le mètre cinquante deux, on donne toujours l'impression de tricoter des jambes. Elle a traversé la rue Carnot, tourné à l'angle de la nouvelle pharmacie, longé le square et son lot de SDF, pour enfin pousser la porte du vingt six de la rue Despourrins.
Monsieur Jean Paul Marnay
kinésithérapeute, DE
consultations sur rendez-vous.
Comme d'habitude elle a jeté un coup d'œil sur la plaque grise gravée de blanc On ne sait jamais ? Un départ inopiné,.. le suite ici
Marguerite a soudain conscience qu'elle est seule....C'est difficile de prendre une décision. …
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Suite et fin par rsylvie
Marguerite reprend son sac, restée debout, regarder la porte, son parapluie, la porte, son parapluie, la porte, son parapluie, la porte, son parapluie, la porte …
Blanche !
la porte d’une prochaine visite, un prochain rendez-vous.
Mais rien ne presse, enfin si !
vite rentrer pour téléphoner et savoir ce qui s’était passé.
Enfin pourquoi perdre du temps à savoir, alors qu’il serait si simple de franchir l’autre porte.
Mais voilà, Margueritte n’est pas de ses curieuses maladives, qui veulent à tout prix connaître la vérité.
Enfin leur vérité, car bien souvent elles déforment tout ! Tenez c’est comme cet homme couvert de dette qui saute du 10ème étage. Et bien dans le bus, était assise sur la banquette voisine, une pipelette qui n’avait de cesse d’interpeller chacun et de raconter que les journaux n’étaient que des menteurs car l’homme n’avait pas de dette mais un chagrin d’amour.…. L’amour ? Jean Paul n’en a jamais parlé.
Il est vrai que leurs conversations tournaient le plus souvent autour des bien fait de l’ostéopathie.
Et puis, Margueritte n’oserait aborder ce sujet si personnel. Intimidée par la culture générale du jeune homme, elle préférait l’écouter parler.
C’est comme au couvent, en retrait des sœurs de la congrégation,
elle se délectait intérieurement des sermons de la mère supérieure, et apprenait tout autant à regarder vivre ses consoeurs qu’à parler à tors et à travers. De toute façon, cela n’était pas admis !
« .. et nous ne ferions que fatiguer ses oreilles »
« tout cela est bien bon, se dit Margueritte en serrant son sac, mais cela ne fait pas avancer mon affaire !
.... restée debout, regarder la porte, son parapluie, la porte, son parapluie, la porte, son parapluie, la
porte, son parapluie, la porte
Bleue ! La porte Bleue. Comme ses yeux.
Combien de fois elle y a pensé de retour chez elle.
Jamais rien vu de pareil. D’une telle couleur que l’on ne peut rester insensible au charme qui s’en découle. Et puis pétillants, d’une lumière telle que vous êtes irradiée de la tête aux pieds. C’est bien simple, Margueritte est sous le charme.
Comme celui d’une grand-mère pour ses petits enfants, qu’elle trouve les plus beaux, les plus gentils de tous.
A bien y réfléchir, c’est vrai que Jean Paul a pris de l’importance dans sa vie…. Discrètement de séances en rendez-vous, s’est installé entre eux un climat de confiance puis d’amitié qui semble pareil à de la tendresse…
de l’affection tout simplement.
L’idée lui plait bien à Margueritte.
Comme pour un petit fils…
oui vraiment, l’idée lui va bien
parce qu'il marche pieds nus, elle ne l’a pas entendu venir…
-« alors Mademoiselle Margueritte
on rêve» ?
-« ho lalà Monsieur Jean Paul, vous m’avez fait peur !
Je vous croyez absent, … peut-être même parti en Ouzbékistan !
Mon dieu, que je me suis fait de soucis »
-« m’enfin pourquoi toute cette inquiétude, faut pas vous mettre dans un état pareil Mademoiselle Margueritte, c’est pas bon pour votre tension. Allé racontez moi tout, demanda le jeune homme ».
-« Et bien voilà, le rendez-vous qui me précède étant sorti depuis fort longtemps. J’ai eu soudain peur que vous m’aillez oubliée. Surtout que,
je vous prie de bien vouloir m’excuser Monsieur Jean Paul,
je vous promets que je n’ai pas écouté,,,,,,
mais cela ne faisait aucun bruit dans votre cabinet.
Alors, l’imagination faisant le reste, j’ai cru qu’il vous était arrivé quelque chose…que vous étiez parti. Et je ne savais plus quoi faire. »
-« c’est bien vous ça, Mademoiselle Margueritte de s’inquiéter comme cela lui répondit le jeune homme en la prenant par les épaules, pour l'attirer délicatement vers la porte bleue.
J’étais juste entrain de lire un exposer sur de nouvelles méthodes douces en thérapie médicale
-« Mademoiselle Jeanne, soyez gentille de me faire penser à
changer les piles de l’horloge de mon bureau….
bonne journée à vous aussi.
Commentaires
Hello Sylvie !
Tu décris si bien les choses, que je n'avais qu'à fermer les yeux et je voyais Melle Marguerite derrière cette porte ! lol
Bonne journée
Bisous
Bravo, Sylvie!
J'aime beaucoup cette suite du portrait de Marguerite.
Le jeu sur la couleur des portes, c'est bien trouvé!
On voit que tu es une artiste!
Du pur rsylvie! Bravo!
Belle journée!
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