…et puis un jour, j’ai décidé de laisser flotter le bonheur autour de moi ……

47ans... et toute la vie devant soi ! jouer avec les mots ou s'amuser avec de la couleur, les humeurs d'une normande, les rêves d'une maman au travers de son histoire.... et tout cela, sans se prendre au sérieux

19 novembre 2008

haloween.... avec un peu de retard

"La peur au trousse "

61 - Situation à développer (Flora / Michel)Deux personnes se promènent dans une forêt. Leur chemin se sépare un instant, pendant lequel l'une des deux (le personnage principal), suite à un phénomène étrange, découvre une sorte de "boîte"...
A partir de ce canevas très simple, racontez-nous une histoire où vous pourrez décider absolument de tous les détails, le but étant comme pour beaucoup de nos exercices d'éviter la banalité, les clichés, et donc de chercher à surprendre par le ton, les personnages, les situations... 

"LA BOITE"-100472591ère partie, parce qu'on est LUNDI

Sophie regarde Coralie à la dérobée. Elle avance vite et pour rien au monde, elle ne veut se laisser devancer. Hors la course à pied n’est pas son fort ! Alors, une course d’orientation avec en plus l’angoisse de se perdre, ça ne pouvait que décupler l’effet blocage ! Surtout qu’il va falloir se séparer pour l’étape finale. Celle qui consiste à revenir au point de départ mais par un autre chemin.

Elle a bien eu l’idée, un court instant, de se munir de petits cailloux mais bon, on n’est plus à l’époque des contes de Perrot avec des sorcières, ou un petit Poucet poursuivi par un terrible Géant aux dents dégoulinantes, du sang de ses victimes.

BrRRRRR, Sophie frissonne. C’est malin de se mettre en tête des idées pareilles, voilà que l’après-midi est déjà bien avancé, et que les deux filles n’ont toujours pas atteint de point de râliment.

Essoufflée, en nage elle scrute l’horizon dans l’espoir d’apercevoir le fanion rouge. C’est bon. Il est là-bas. « Y a pas à dire, elle assure Coralie dans ce genre d’exercice ». Pense Sophie.

-« bravo les filles… vous êtes sur le bon chemin… maintenant faut booster,

si vous ne voulez pas vous faire devancer par vos p’tites copines

Marine et Charlene. Parc’que là, vous seriez les dernières »

-« se booster, il en a de bonne lui, quand on est déjà à fond » ronchonne Sophie, distancée par Coralie, trop contente de prendre les devants, maintenant que l’on a atteint la partie du chacun pour soi. Et puis, Coralie elle a à cœur, de prouver à tous qu’elle n’est pas nulle. Et que, malgré ses mauvaises notes en classe, elle est capable de réussir et pourquoi pas être la première à la course d’orientation. Seulement elle a des remords, car il lui faut abandonner Sophie, qui est en difficulté, mais n’est pas non plus son amie, tout juste une copine de classe. Alors, pas de pitié, et la voilà partie à toute vitesse.

2ème partieperson39_1_ pour un MARDI

« Comme une flèche… elle est partie comme si elle avait le diable aux trousses » constate Sophie qui court de plus en plus mal ! Ses jambes ne veulent plus obéir. Ses bras s’alourdissent à chaque enjambée. Son souffle se fait de plus en plus court, et dans sa poitrine ça bat la chamade. A tel point qu’elle doit s’arrêter pour reprendre sa respiration.  La pointe de côté qui la tiraille depuis une demi-heure, la fait énormément souffrir… Mais s’arrêter maintenant, (alors que le pâle soleil d’octobre ne luit plus, emportant avec lui la tiédeur automnale pour laisser place à la brume vespérale), ne serait pas raisonnable. Et puis, pour tout vous dire, la fatigue n’est rien, à coté de la peur qui l’oppresse à ne plus rien entendre d’autre que son cœur, qui bat, tape, crie et hurle de douleur tant il voudrait sortir de cette forteresse de bois où il est maintenant prisonnier.

sortir             courir             vomir              mourir             courir         

  dormir             en finir            courir           courir.....

Sophie est tombée. Une racine maline qui traversait le chemin en même temps qu'elle, lui a pris le pied et la jeté à terre. Elle est morte de peur, surtout que les racines semblent l'encercler et vouloir l'emprisonner. Elle essaie de chasser cette drole d'idée de sa tête, quand ses yeux tombent sur une boite. Une vieille boite de conserve toute rouillée. Sophie se relève fébrilement, sa cheville lui fait comme un tiraillement qui l'empêche de s'appuier sur son talon et la fait boitiller comme une petite vieille....qu'elle est devenue tant ses traits sont tirés, le front plissé par la terreur de la nuit qui tombe, la bouche grimacant de douleur. Mais là n'est pas le problème du moment, cette petite boite rouillée par l'humidité se trouve non loin d'un tas de cendres. Une fraction de seconde Sophie ferme les yeux. "ils vont revenir" se dit Sophie dont le cerveau fonctionne à toute vitesse. "Si mes jambes pouvaient aller aussi vite", pense-t-elle en scrutant l'environnement qui l'entoure.

3ème partieDSCF6004 pour un mercredi

Maintenant habituée à l'obscurité, elle se surprend à aimer cet instant où l'on devient chasseur. où l'oeil scrute l'horizon à l'affut d'un trésor, d'une merveille à découvrir. Elle voit, mais surtout elle entend tout. Ce qui la térorisait il y a quelque heures, maintenant la réconforte. Elle n'est pas seule dans cet environnement quelle croyait ostile. "Tien on dirait une cabane". surprise par son assurance, elle s'avance et se retrouve effectivement devant une petite maison de bois "cela va de soi "rit-elle de sa naisierie. Bien sur il n'y a pas de rideau aux fenêtres. On dirait des tôles translucides. En tout cas, cela n'a pas l'air si vieux que cela, de toute façon il lui faut un abrit pour attendre les autres.

"les autres" ? pense-t-elle, mais que font-ils les autres ? Il doit pas être fier le prof avec son idée de géni de nous faire courir ainsi sans prendre les précautions d'usage. Il n'a pas idée de ce qu'il va se prendre quand la mère roulleaux va lui tomber dessus, parc'que c'est sure. elle doit déjà s'inquiéter de ne pas voir revenir sa fille au car de 17h20.... et Marine et Charlène, elles doivent être drolement inquiétes elles aussi. Quant à Coralie elle doit s'en vouloir" pense Sophie qui ne semble pas prendre au sérieux le tragique de la situation. Seule, perdue en pleine forêt avec la nuit qui est maintenant totale.

Totale oui, car dans sa cabane il n'y a pas de lumière. et puis de toute façon "Robin de Cherwood n'avait pas besoin d'électricité pour y vivre, lui dans le bois". on se rassure comme on peut, crie Sophie qui espère que son appel sera entendu....

4ème partie Image:Douglas Fairbanks Robin Hood 1922 film poster.jpgpour un jeudi

alors à jeudi donc.

Posté par Rsylvie à 18:15 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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