03 avril 2008
T’as qu’à regarder l’étiquette !
Quelle taille ?
Grande parc’que j’en ai des
choses à porter
Alors grande la taille. XXL
Et oui, je suis née avec une étiquette !
-"Sylvie tu dis des bêtises
T’as adopté
une étiquette" !
-"Ben ça veut
rien dire" !
-"Mais si, écoutes voir"
Du plus lointain que tu te souviennes, tu as toujours été
Comme ci….Comme ça !
Ben oui, rappelles toi, fais un effort (que diable !)
-« Regardez c’est la p’tite qu’ils ont ramené
d’Afrique » !
Sylvie
tu ne peux pas être sérieuse 2 minutes !!!!
turltutuTU... PAuse
PUB...
pour les 
une nouvelle toile ici
-« Regardez c’est la petite qu’ils sont allés chercher à la pouponnière » !
-« Te retournes pas, ils l’ont avec eux…. Elle est déjà grande pour son age »
-"ça se passe comment ? tu crois qu'ils l'ont choisie" ?
-« Tu crois qu’elle se rappelle » ?
-"Pauvre petiote, l'est pourtant mignonne "!
-"C'est dommage, elle ne leur ressemble pas beaucoup" !
-"Parait qu'ils auraient voulu un gars, mais il n'y en avait pas" !
-« T’as vu, c’est la fille aux l’bailly »
-« Tien voilà la fille à Pierre »
-"C'est bien la fille d'Alice" !
-« Regardes, c’est UNE lebailly »
-« Restes là, on est pas du même monde » !!!
J'ai ainsi vécu... jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur, Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passager, je me préparais à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort.
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. Alors vous imaginez ma surprise, au levé du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:
-S'il vous plaît… dessine-moi un mouton! -Hein! -Dessine-moi un mouton… J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement …………… Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d'étonnement. N'oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n'avait en rien l'apparence d'un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin de parler, je lui dis: -Mais qu'est-ce que tu fais là? Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse: -S'il vous plaît… dessine-moi un mouton… ………………… Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir. ………………… Le petit prince, qui me posait beaucoup de questions, ne semblait jamais entendre les miennes. Ce sont des mots prononcés par hasard qui, peu à peu, m'ont tout révélé. » …………. Alors il s'écria: -Comment! Tu es tombé du ciel
et oui, 
je suis tombée par terre
c’est d’la faute à Voltaire
le nez dans le ruisseau
c’est la faute à Rousseau
je ne suis pas notaire
c’est la faute à Voltaire
je suis petit oiseau
c’est la faute à Rousseau
Le plus amusant dans tout cela,
c’est qu’un soir de fiesta familiale,
les COUzins et les zizines m’ont baptisée « la Rousseau »
tout cela pour vous dire que l’on vit avec des étiquettes
et qu’elles nous collent à la peau…
Qu’elles nous paralysent et nous handicapent à vie…
Qu’elles nous imprègnent et nous meurtrissent à long terme.
Qu’elles nous bouffent et nous diminuent.
Qu'elles nous envahissent et nous aggressent ou
Qu’elles nous enveloppent et nous protégent de la vie.
Tout cela pour comprendre qu’elles nous habillent.
Qu’elles nous modèlent et nous façonnent.
Qu’elles nous carapacent et nous grandissent.
Quelles nous influencent quoi que l’on fasse.
Et des étiquettes…. J’en ai tant et tant que j’suis en multicouche !
Ha pas ça
faut pas confondre
Enfin, je sais pas si ce ne serait pas mieux,,,,
parc’que mes
j’pourrais les enlever quand je veux.
Que la tonne d’étiquettes que j’ai,
J’peux pas l’enlever et du coup elles m’alourdissent la vie.
Alors ma balance et moi….
C’est pas c’qu’on peut appeler de l’amour réciproque !
Et voilà on y revient… ou plutôt j’y reviens….
C’est obsessionnel … ben oui, j’ai faim
J’ai faim..
Et c’est pas une p’tite étiquette grillée qui résoudra l’affaire. !!!
De toute façon j’ai pas ça en stock !




