28 février 2008
"silhouette d'un souvenir" (par rsylvie)
Je pense que cela vous arrive aussi…
Autant que moi ? C’est bien possible.
Allé, ne me dites pas que vous ne croisez jamais le chemin d’une personne
qui vous a marqué au long de votre vie d’enfant (ou d’adolescent)
Moi, cela m’arrive bien souvent. Et certaines fois, même trop souvent. !
Sournoisement au détour d’une rue,
au croisement d’un carrefour, l’émotion frappe à la porte.
Le cœur s’emballe, quelque fois même il s’émeut
tellement que la respiration se coupe le temps de la surprise,
pour revenir forte, oppressante.
Puis l’émotion maîtrisée, la chaleur dissipée l’esprit reprend le dessus.
On est alors prêt à faire face aux souvenirs.
soudain, mon passé de jeune fille dans la classe de première année de secondaire me revient.
Elle n’a pas changé.
L’autre jour en
(c’est souvent au volant d’ailleurs)
J’aperçois une dame grisonnante qui attend sur le trottoir devant un passage pour piétons.
Et

Si ses cheveux sont blancs, d’une douceur qui lui prodigue un regard encore plus chaleureux que celui de mes souvenirs.
Et de me rappeler combien cette femme était tendre et protectrice avec nous, les p’tites sixièmes !
Mais la rencontre n’est pas toujours aussi plaisante.
Bien des fois (je crois qu’elle m’espionne !!)
Je croise le chemin d’une silhouette grise.
Toute de tristesse vêtue… sombre et noir
comme les souvenirs qu’elle réveille.
Sœur « trucMuche » la surveillante du réfectoire,
la gardienne des couloirs
,
la chef des punitions,
la moucharde
de nos pitreries…
vous l’avez compris.
La révérente mère que l’on n’aimait pas.
Alors quand je la croise, j’ai des pulsions malsaines,
des envies sournoises,
le pied sur l’accélérateur j’ai le cœur à 100 à l’heure.
Traversera ? Traversera PAS !
J’en ai encore froid dans le dos, les mains moites
je prie, de la prendre en faute, pour lui rire au nez
..
Mais le feu passe au vert. Alors je file loin devant,
loin d’elle, loin de la méchanceté qui me gagne
et me fait rougir de honte d’un tel sentiment.
Le temps d’un instant des
se sont joué de moi…
heureusement ce n’est qu’un jeu de petite fille qui ne sera jamais grande !








