18 octobre 2007
et puis la mer s'est déchainée
Hier soir, j’étais d’humeur guillerette.
je venais de finir le tableau demandé par justine
La soirée s’annonçait douce et tranquille, (aux rythmes des allées et venues sportives.) Sur le feu une soupe de citrouille… à coté dans la cocotte en fonte bleue, mijotent des paupiettes de veau accompagnées de carottes.La table est prête, accueillante…
A 20 heures j’ai pris la voiture pour aller chercher mes sportives. En chemin, je fredonnais un air ancien qui passait sur RFM.
En fait, c’était une bonne soirée qui commençait.
La préparation du repas familial m’avait mise en joie.
J’aime ces moments où l’on s’active pour les autres.
J’aime cette odeur de cuisine quand on rentre dans la maison.
J’aime la complicité du soir.
· J’étais dans mes pensées quand elle a ouvert la portière en disant :
-la maman d’........ va mourir. Elle est en phase terminale !
comme un déferlante, j’me suis pris son visage en plein coeur,
comme une claque, j’ai eu mal.
D’un coup, des vagues de colère, de haine m’ont submergée.
Je la voyais mercredi dernier. enfin non, a bien y réfléchir,,, elle n’est pas venue chercher les filles pour fêter l’anniversaire de son fils. Déjà 10 ans pauvre « p’tit bout », tant à apprendre et tellement de douleur dans son cœur d’enfant… oui, elle était défigurée par les calmants, mais tellement contente de pouvoir inviter juliette à partager la journée avec sa fille.... et puis, elle avait gagné une nouvelle fois. Elle était revenue parmi les siens. On avait tous eu trés peur, ils l’a pensée condamnée. Mais NON, elle était bien là. Un petit sourire timide, mais tellement là, qu’on a oublié. Qu’on n’a plus pensé que...
J’ai tellement de peine pour ces enfants que sa disparition va handicaper à vie.
Pourquoi pourquoi POURQUOI….
J’ai réfléchi, chercher à comprendre, mais je n’ai pas trouvé de réponse.
Je n’ai pas levé les yeux au ciel, de peur qu’il ne me dise …. Rien !
En fait, il n’y a rien à dire. Il n’y a que la tristesse, le désarroi de cet homme, qui a suppléé son épouse depuis ces 5 années, tant comme un amant, un ami... qu’une maman auprés de ses enfants.... Que la peur de ces chérubins qui vont devoir apprendre le vide, le manque….
Continuer… mais pourquoi tant de cruauté !
La maladie s’abat-elle au hasard ?
La mort est-elle une sanction ?
pour moi la mort est une fin en soi ! car l’on perd du regard ses proches, tout ce que l’on apprécie.... et de ce fait, je la vis comme un condamnation, puisqu’elle me prive de ce que j’aime.
Si la mort est une punition, la vie serait une récompense ?
Hors, quand on regarde la vie de certains est-ce une récompense d’être vivants ?
Par ce fait, vivre revient à un challenge. dont l’enjeu est le bonheur ou le malheur, la vie ou la mort, le bien ou le mal ?
Trop simple, trop facile de penser de la sorte !
Je suis gentille, je mérite de vivre. Alors c’est la vie !
Je suis méchante, je ne mérite pas de vivre. Alors c’est la mort !
Pas juste, pas juste, pas juste …
Et puis, qui décide du bien ou du mal ?
Qui, qui, mais QUI ?
J’avais plus envi de chanter, j’étais incapable d’écouter les filles…
Des gouttes d’eau salée sont venues s’échouer sur ma bouche.
Mais je n’ai pas pleuré, je n’avais pas le droit.
Je n’ai pas le droit, moi que la vie à comblée.
Je n’en ai pas le droit, moi devenue si fragile au dedans.
Sa fille est forte, toute sa famille est courageuse. Il faut réagir, se bouger… ce n’est pas nous qui sommes meurtris, handicapés, emputés, désarticulés !
Appeler, proposer de prendre les enfants mercredi après-midi. enfin, faire savoir qu’on est là, s’ils ont besoin...
je m’excuse auprès de vous tous,
je sais, que certaines plus que d’autres...
mais je devais en parler,
j’avais besoin de parler....
rester vigilant,
ne pas s’endormir,
devenir guetteur....
être veilleur.... du sommeil des autres
espérer toujours... ENCORE... ENCORE
Commentaires
d'une grande tristesse....
predre sa mère en si bas âge....j'envoie des pensées d'amour à cette famille....
ly
Tragique histoire, moments très douloureux... la mort nous renvoit une image de nos doutes, de nos faiblesses, de nos peurs et pourtant elle fait partie de la vie. Certes, celle-ci est "dure", "inacceptable", aussi je pense très très fort à toute cette famille et je leur envoie tout plein de pensées. Big bisous
C'est la question que l'on se pose lorsque la maladie arrive. Je suis une maman et j'ai très souvent pensé à cette maudite fatalité. Il faut continuer à se battre et à espérer. on ne peut pas abdiquer avec des enfants en bas âge. Quand cela arrive, c'est horrible.Je suis désolé pour cette famille. Je me sens un peu comme toi. Même sans la connaître.
vous avez raison de poser la question
La famine, les catastrophes naturelles, la maladie, comment concilier ces réalités que nous voyons autour de nous (et/ou chez nous), avec les affirmations de la Bible concernant la justice de Dieu ?
Impossible en quelques mots d’aborder un tel sujet, lire peut-être « le mystère de l’iniquité » (2 Thessaloniciens 2.7)
Vous la catholique, moi la protestante, nous prenons au sérieux les écritures, et pouvons
prier de toutes nos forces pour que Dieu mette sur la route de cette famille, ceux qui vont l’aider.
Bernadette
Que dire de plus sinon que souvent la vie est très injuste. Pensées pour cette famille.
Oui, c'est triste très triste
mais la mort n'est pas une sanction, c'est comme cela, tôt ou tard, riche ou pauvre, jeune ou vieux...; c'est notre fin à tous ! Pour un nouveau commencement peut-être..... ailleurs !! Plein de courage à tous.
Que dire? Rien comme chaque fois qu'un décès nous touche.
Que faire? Tout ce qu'on peut pour aider ceux qui restent et peut-être... un peu moins pleurer sur notre sort.
Bisous et courage à toi.
Domi
Excuse-moi, du coup j'en oublie de te dire que ton tableau est magnifique.Mon fils collectionne les vaches et je suis sure qu'il adorerait celle-ci s'il la voyait.
Bisous
Injustice!
C'est juste une injustice cruelle, la maladie.
C'est le plus injuste des drames.
J'aimerai dire des mots pour réconforter, pour soutenir, pour épauler dans ta peine, mais je ne trouve rien...
J'ai juste une pensée pour le papa et les enfants... et la maman, bien sûr... que son départ soit doux...le plus doux possible.
Tu poses de terribles questions auxquelles il n'y a pas de réponse, hélas
Oui c'est dur, sans doute plus pour l'entourage qui sera privé de la présence aimée de la mère, que pour celle qui s'en va, trop tôt bien sûr...
Je pense à toi, bouleversée par la nouvelle et aussi au papa et aux enfants
Sois leur proches...c'est tout ce que tu peux faire, mais c'est beaucoup
Je t'embrasse
C'est un peu long, mais j'ai écrit ou relevé des bouts de textes. Puissent-ils t'apporter un peu d'Espérance...
Pour ma part, je crois qu’il y a une autre vie après la mort.
Comme nous vivions d’une vie différente dans le ventre de notre mère,
nous allons vers une autre forme de vie ;
je crois que la mort est un autre « accouchement ».
Tout ce que nous avons vécu de beau ou de pénible dans cette vie,
tout ce qui crée en nous une force d’Amour,
tout ce qui fait ce que nous sommes au plus profond de nous-même,
je crois que tout cela ne meurt pas.
Ceux que nous avons aimés, ceux qui nous ont aimés, se sont séparés de nous,
mais ils continuent à vivre, autrement, et ils ont toujours besoin de la force de notre amour,
comme nous avons besoin d’eux.
Seulement le lien que nous avons avec eux, nous ne le comprenons plus,
et comme nous en avons perdu la maîtrise, nous pensons parfois qu’il n’existe pas.
Il faut que nous apprenions à vivre une relation différente avec ceux que nous ne voyons plus,
que nous ne pouvons plus toucher,
comme la maman qui a coupé le cordon, nous avons du mal à accepter ce changement brutal.
William Blake a écrit :
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté,
Il est la vie .
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’horizon.
Quelqu’un à côté de moi dit : « il est parti !!! »
Parti vers où ?
Parti de mon regard, c’est tout…
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
Pas en lui…
Et juste au moment où quelqu’un auprès de moi dit : « il est parti »,
Il y en a d’autres qui, le voyant pointer à l’horizon et venir vers eux,
S’exclament avec joie : « le voilà !!! ».
C’est çà la mort…
( entendu dans un film, un grand’ père parlant à son petit fils):
« Rien ne peut s’arrêter :
les vieilles branches tombent, mais la nature reprend ses droits et bientôt de jeunes pousses les remplacent .
Tu ne te débarrasseras pas de moi, je ne vais pas disparaître, je vais rester au plus profond de cette vieille terre,
Je vais te parler à l’oreille, je serai dans chacun de tes gestes, et même dans ce durillon de la main que tu as comme moi puisque tu fais le même métier …
… On fait bien des découvertes au cours de la vie, et la dernière que je vais faire sera la plus belle…
Rien ne se finit : on découvre toujours. »
Relevé sur un avis de décès :
La mort n’est pas l’obscurité :
C’est une lampe qui s’éteint car le jour se lève.
Si je dois mourir le premier, que le chagrin n’obscurcisse pas ton ciel.
Sois fière, mais modérée dans ton deuil .
C’est un changement, et non une absence.
Comme la mort fait partie de la vie, le mort vit éternellement dans le vivant.
Ce que nous étions, nous le sommes.
Ce que nous avions, nous l’avons.
Un passé conjoint devient présent impérissable.
Aussi, quand tu te promèneras dans les forêts où nous nous promenions,
Et que tu chercheras en vain mon ombre sur la berge,
Ou que tu t’arrêteras sur la colline comme nous le faisions, pour regarder le paysage,
Cherche ma main,
Et ne la trouvant pas, laisse le chagrin s’insinuer en toi.
Ne bouge pas.
Ferme les yeux, respire.
Ecoute mes pas dans ton cœur :
Je ne suis pas parti, je me promène en toi.
{Nicholas Evans (le cœur en flammes)}
Je désirerais, et cela très ardemment, que mon départ ne soit pas une souffrance pour ceux que j’aime.
Je voudrais qu’il ne fut pas pour eux une cause de regrets, de lamentations, de larmes.
J’aimerais que les miens pensent à moi comme à quelqu’un qui les a beaucoup, tendrement aimés,
Et qui les aime encore,
Mais qui est simplement parti avant eux.
Parti pour le pays de Vie, de Lumière, de Paix, d’Amour, et qui les y attend.
Que leur vie terrestre continue tranquillement, paisiblement,
Jusqu’au jour où, pour eux aussi, la porte s’ouvrira.
Je voudrais qu’ils acceptent ma mort comme une chose très simple, très naturelle.
(D’après « la mort » Editions de l’atelier 1994)
Il ne faut pas pleurer parce que cela n’est plus…
Il faut sourire parce que cela a été…
Et espérer en ce qui sera.
(Marguerite Yourcenar)
Relevé sur un avis de messe anniversaire :
N’allez pas sur sa tombe pour pleurer : il n’est pas là, il n’est pas mort !
Il est les mille vents qui soufflent,
Il est la lumière qui traverse les champs de blé,
Il est la douce pluie d’automne,
Il est l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Il est l’étoile qui brille dans la nuit.
Ecrit pour Toussaint 2003 :
La rose, la nuit, ne change pas de couleur,
Simplement il nous manque la lumière
pour que nos yeux la voient dans toute sa réalité.
Il en est de même de la foi :
Nous n’avons pas toujours assez de lumière
pour « voir » la réalité de Dieu.
Alors, si la nuit, même sans la voir,
Nous acceptons de croire que la rose
sera belle au lever du jour,
Pourquoi n’accepterions-nous pas de croire
que Dieu nous réserve de formidables beautés
Pour le jour de notre « réveil » ??
Seigneur, ils sont près de moi mes morts !
Il n’y a pas de mort, Seigneur,
Il n’y a que des vivants,
Sur notre terre, et au-delà.
La mort existe, Seigneur,
Mais elle n’est qu’un moment,
Un instant, une seconde, un pas,
Le pas du provisoire au définitif,
Le pas du temporel à l’éternel.
Seigneur, ils sont près de moi mes morts,
Je les sais qui vivent dans l’ombre.
Je ne les touche plus de mes yeux,
Car ils ont un moment abandonné leur enveloppe charnelle
comme on laisse un vêtement usé ou démodé.
Leur âme, privée de leur déguisement,
désormais ne me fait plus signe…
Mais en Toi, Seigneur,
Je les entends qui m’appellent,
Je les vois qui m’invitent,
Je les écoute qui me conseillent,
Car ils me sont davantage présents.
Jadis nos chairs se touchaient, mais non pas nos âmes.
Maintenant je les rencontre – Lorsque je Te rencontre,
Je les reçois en moi – Lorsque je Te reçois,
Je les porte – Lorsque je Te porte,
Je les aime – Lorsque je T’aime.
Ô mes morts,
Vivants éternels qui vivez en moi,
Aidez-moi à bien apprendre, en cette courte vie,
A vivre éternellement. (Michel Quoist)
Mais même avec une grande Espérance, pour avoir perdu ma fille à lâge de 8 ans 1/2, puis mon papa à 64 , ma maman à 68 et tout récemment mon mari à 60, je sais que la séparation est extrèmement douloureuse, et que chaque "départ" est un déchirement de l'âme dont on ne guérit jamais !
Soutiens-les autant que tu peux, mais c'est eux qui ont cette douleur à vivre...
Personne ne peut la vivre à leur place...
Moi, je pense très fort à TOI.
Vache qui rit pas !
pas juste, C'est pas juste! Trop difficile d'en dire plus! Pense très fort à eux et à vous! bisous
à vous tous
un grand merci pour votre soutien.
j'peux pas vous répondre perso
(notre jeune visiteuse est toujours en réflexion au sujet de son bonheur !!!)
-j'suis un peu en miettes
on n'a pas de nouvelle, et sa fillette n'est pas venue à la gym avec les filles.
comme vous dites... que son chemin soit doux,le plus doux possible.
encore merci pour votre solidarité.
j'ai envi de dire "je vous aime"
oui c'est ça "je vous aime" car je sens votre amitié sincère.
affectueusement, rsylvie
rien à dire, ça fait si mal !!!!
"Je suis à la fin de ma vie...
Je n'voudrais pas partir encore...
Laisser mes amis... mes petits...
Et moi, m'enfoncer dans la mort...
J'aim'rais avoir encore du temps,
J'ai tellement de choses à faire...
Je n'serai jamais "grand-maman...
Puisque je quite cette terre !
Mais vous que j'aime, n'oubliez pas :
Je continue de vivre en vous;
Je suis dans chacun de vos pas,
Je suis le vent sur votre joue...
Je ne vous "abandonne" pas...
Je continue de vivre en vous..."
(C'est ce que je voudrais dire...
Si c'était mon heure de partir...)
Je pense à eux... à toi...
Sympa comme tout la vache ! :)
savourer les moments de bonheur
beaujou Sylvie,
oui j'ai pris l'accent; en effet ce samedi, nous venons voir notre fille dans le pays du Roumois. Hélas nous repartons ce soir.
Allons savourer ces moments de bonheur. compte tenu de votre sujet......
Bon week end
Bernadette
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