11 octobre 2007
grosMOTS....à la lettre B, vous avez demandé
si si SI... VOUS
avez demandé..... j'ai des traces
, et plus encore
j'ai des NOMS !
voilà réponses à vos interrogations :
BABOUIN : la racine « bab » est un abrègement de babiller (déblatérer cancaner jacasser), cynocéphale d’afrique, en d’autres termes, singe à museau noir allongé : on voit bien la gentilles qui accompagne le fait d’être identifié à cet animal. La plus part du temps, on entendra « vieux babouin », l’âge c’est bien connu, n’arrangeant pas les choses ! cela dit, on reste en famille car le babouin est aussi un primate ; il est seulement sur une autre branche!
BAISER : Du latin basiare, poser ses lèvres sur quelqu’un. Dans ce cas, le verbe embrasser fait aussi l’affaire, car en pratique on réserve d’abord « baiser » pour suggérer le fait de posséder sexuellement, amis surtout pour évoquer le fait q’une personne s’est fait avoir , rouler, pendre en faute ; « se faire baiser » est du coup (si l’on peut dire !) très loin des joies charnelles. Ainsi « baiser la gueule » à quelqu’un n’indique pas une embrassade fougueuse, mais signifie qu’on l’a bien eu, trompé ou que l’on a su déjouer son stratagème.
- une baisure- n’est pas l’action de « baiser quelqu’un » mais le côté par lequel deux pains se sont touchés dans le four. Mignon, non ?
BATARD : L’origine est incertaine ; retenons celle du germain bansti, grange, né dans une grange ou de « bât », conçu sur le bât.
Et qu’est-ce que le Bât ?
(j’vous l’dis pas mais j’le sais ! le(a) premier (e)qui trouve la réponse !!!!
un p’tit souvenir du 61 !
revenons à notre déf. Alors si le terme désigne en premier une personne dont les parents ne sont pas mariés, il devient une injure quand il signale un comportement grossier, un sans-gêne révélateur d’un manque d’éducation. Tombé en désuétude, il retrouve ces dernières années une seconde jeunesse auprés de la …. Jeunesse qui l’utilise en alternance avec « bouffon »
ni une ni deux, je passe au
BOUFFON : emprunté à l’italien buffone pour désigner un personnage de théatre qui fait rire. Le terme à quitté les planches pour devenir une insulte sur la scène politique : en traitant quelqu’un de « bouffon » on lui fait savoir que l’on compte pour rien, ce qu’il peut dire ou faire.
voici qu’arrive le Beauf bouffi bouseux
BEAUF : Abréviation de beau-frère ; personne aux idées étroites, popularisée par une chanson de Renaud et une BD de Cabu .évidemment si votre sœur, ou votre frère s’est marié, vous êtes devenu le beauf de quelqu’un. Outre cette relation filiale, être gratifié d’ »espèce de beauf » signifie que l’on trouve votre pensée, vos manières ou votre action , peu fines, voire lourdes.
BOUFFI : de l’onomatopée, « buff » indiquant « ce qui est gonflé ». Les canons de la beauté reposent sur une certaine idée de l’harmonie : si cette dernière se retrouve enflée ou gonflée, la beauté s’évanouit. C’est pourquoi traiter quelqu’un de « bouffi » c’est lui rappeler avec mépris que sa corpulence ne l’avantage pas et qu’il ferait mieux de se faire oublier ou de suivre un régime !
BOUSEUX : peut-être construit à partir du gaulois, bawa, boue, saleté. Cette insulte illustre à quel point le citadin n’aime pas trop qu’on lui rappelle ses origines rurales : traiter quelqu’un de « bouseux » c’est lui signaler que son comportement ou ses propos manquent de finesse et dénotent une certaine rusticité ; en d’autres termes, qu’il n’a pas évolué depuis le temps où ses ancêtres vivaient dans la ferme au milieu des animaux !
Variantes : cul-terreux, péquenaud, plouc, paysan, rustre.
Tout naturellement suit le BIDON : Du scandinave bida, vase. Si dans l’univers de la chansonnette « des gamelles melles, melles, des bidons, dons, dons,,,, » sont des récipients portatifs pour transporter nourriture et liquide, dans l’univers de l’insulte, un individu « bidon », donc creux comme un récipient, ne transporte que sa superficialité et sa vantardise.
N’en déplaise à certains…. C’est un gros mot
de dire : BITE :
origine incertaine, sans doute racine indo-européenne bitan, il est fendu. On l’écrit aussi « bitte » comme la pièce verticale « de forme phallique » qui permet d’amarrage des bateaux. Désigne d’abord le sexe masculin, ce terme est problablement , avec « con « et « cul » pas très éloignés d’un point de vue anatomique, un des premiers gros mots utilisés par les enfants. Il devient une injure dans l’expression « petite bite » légèrement méprisant par son sous-entendu sur la modestie des capacités sexuelles (et autres) . Pour un tel mot, la liste des variantes s’allonge démesurément (évidemment !) mais nous resterons dans des proportions raisonnables ! Variantes : quéquette, queue, zob, pine, dard, pompe à foutre (et non pas à foudre !), flûte enchantée, obscur objet de désir.
BORDEL : diminutif de l’ancien français, bord, borde, petite maison de planches, unfpeu éloignée des habitations où les prostituées reçoivent. Ce gros mot est aussi utilisé pour indiquer un grand désordre, une situation mal maitrisée ou une ambiance très bruyante.
BOUDIN : (moi j’ai bien une recette avec des pommes du 61, mais je sais pas si je peux vous la confier ? bon ok, à ceux qui demanderont... j’avoue à la mode du 5O c’est bon aussi !)
Donc boudin, origine incertaine, peut-être l’onomatopée dod exprimant une enflure. Si la préparation de charcuterie de sang et de gras de porc, cuite dans un boyau a ses mateurs, l’insulte quel bousin ne sera pas appréciée par la jeune fille en surpoids ou disgracieuse à qui elle s’adressera.
Voici notre jolie BOURRIQUE : de l’espagnol burrico, voilà un animal courageux qui supporte beaucoup comme le rappelle l’expression « chargé comme une bourrique » mais cette qualité est souVent oubliée au profit de l’insulte « ‘est une vraie bourrique » indiquant le carctère tétu, obtus et sans diScernement d’une personne ;
BRANQUE : origine inconnue, peut être de l’italien bacco, braconner, braque. Dans la famille des branques, il y a probablement le « braque », chien de chasse sympathique mais un eu fou et étourdi. C’est probablement en pensant à lui que l’on traite un individu de « branque » pour lui signifier son comportement de chien fou.
BURNES : origine inconnue, peut-être du rouchi, patois de Valenciennes, si l’on ignore la provenance de ce terme, en revanche on sait parfaitement où le trouver, ou plutot les trouver ! en effet, il s’agit des gonades males, autrement dit des testicules. On le trouvera principalement dans des expressions comme « je suis fatigué, j’en ai assez, j’en ai plein les burnes » !
et pour finir la, + insoutenable
BUVEUR d’eau minérale !
Commentaires
je retiens....
baiser........poser ses lèvres sur le lèvres de qq..;)........salutations
ly
Je n'en ai aucun avec "B" - mais je sais ce qu'est un bât : c'est la charge que l'on met sur le dos des mules ou mulets.
Si je trouve un "B" je reviens mais je ne garantie rien.
Plein de big bisous
Ton article m'a beaucoup fait rire . Les dictionnaires devraient être écrits par toi !
Toutefois je me demande : quid de "baltringue" ? Ce mot m'intrigue au plus haut point ... :)
réponse ..*+*..
lady : comme tu le dis si bien (clin d'oeil à Chanchan)
si c'est une insulte "baiser........poser ses lèvres sur le lèvres de qq.."
je veux l'être tous les matins !
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béatrice: tu es la gagnante... cela ne m'étonne pas, vu tes connaissances littéraires.
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Mac : et bien pour baltringue, je me renseigne de ce pas....voilà,voilà j'arrive
Baltringue :
1. féminin :(Argot) Peureux.
- Tu crois qu’il nous sauvera ?
- Non ! Ce type, c’est une baltringue !
Se dit quand une personne n'a pas de couilles!
1. masculin : (Péjoratif) Dans le monde du cirque, personne en charge du montage et démontage du chapiteau.
merci MAC, une de plus dans mon vocabulaire grossier !
merci pour la définition du beauf bouffi bouseux!!!bonne journée et gros bisous :)
Tout est dit et bien dit sur tous ces mots.
Et avec beaucoup d'humour.
Bisous de zibulinette
Ah, zut alors! Je me suis pourtant levée tôt ce matin mais trop tard.
Le bât est bien la charge que porte l'animal aujourd'hui on dit une anée pour ce qu'il transporte, remarque c'est plus simple.
Sinon mon dico spécial "l'Ethymojolie" de Bernard Galey ne donne pas les mêmes définition que le tien.
Alors chez moi un bâtard qui vient su mot "bastard" est seulemnt un terme de mépris. Il oppose l'animal de bât, l'âne ou le mulet, au cheval de selle, animal noble.
Et pour bordel: dans les ports d'autrefois, les prostituées n'étaient autorisées à exercer leur commerce qu'à l'écart de la ville. Elles accueillaient les marins de passage dans de misérables cabane faîtes de planches, d'où leur nom de bordel (du germanique "bord" qui donnera "board" en anglais = planche). Le sens actuel de ce mot apparaît au XIIème siècle. Il s'imposera au XVI ème. Au siècle suivant il prendra également le sens de désordre bruyant.
Voilà sur ce petit exercice matinal, je te souhaite une très bonne journée.
Bisous
Domi
Evidemment comme je vais trop vite, j'avais pas lu correctement. On est d'accord pour "Bordel".
Où as-tu eu l'origine de tes mots???
Re bisous
.*+*.
delphine ,,,, il me fait de la peine ton beaufBouffiBouseux
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zibulinette,,, bonne journée à toi aussi.
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bricoDOMI : et ben c'est un tout petit dico de poche, tout petit de chez tout petit alors il réduit les définitions...
merci pour ta plus ample explication.
J'ai pas vu le truc pour dire interdit aux mineurs en entrant ....C'est vrai que parfois ils connaissent des mots plus gros que nous !!!!!
Eric
Bonjour,
J'aime beaucoup ton blog, ton article est très originale et m'a fait rire! Il y a certaine expression que je ne connaissais pas.... est-ce qu'on peut dire que j'ai enrichis mon vocabulaire? Enfin, je n'apprendrais pas ces nouveaux mots à mon fils!
Merci pour ton passage sur mon blog!
À bientôt!
Petite rectif : le bât est le harnachement qui permet à l'animal de porter son faix (fardeau). C'est une sorte de double sacoche qui bat les flancs (d'où l'expression "là où le bât blesse"...)
Mais zut zut zut... Tu viens de me mettre mal à la tête : ton billet m'a demandé trop d'attention... Enfin... Vu l'humour, je te pardonne...
(y a rien à pardonner d'ailleurs... j'ferais mieux de te dire merci comme tout l'monde...)
Bisous et bonne fin de journée.
Après re-lecture,
jolie la "baisure"...
Je ne connaissais pas ce mot...
Mais le plus beau de tous tes "gros" mots, celui que je préfère quand même, malgré tous les sens qu'on veut bien lui donner... c'est BAISER ...
Et le BOUDIN aux pommes... C'est un vrai délice..
(Tiens... J'en ferais un demain...)
Mais pas avec ton BUVEUR d'eau minérale !
Plutôt avec un petit cidre bouché...
Ou un bon jus de pommes frais... un peu acide...
Huuuummmmm !
Merci de parfaire notre éducation argotique et grossière, c'est sur, ça peut servir, rhoooooooooooo!!!!!!!!!!! des fois ça fait du bien de "s'exprimer" lol
quelle coquine!
Bisous
.*+*. réponses.*+*.
eric : OUPS pas pensé !!!
d'ailleurs pense-plus !
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samy: moi non plus, d'ailleurs je ne leur autorise que le globy à démaho!
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danny: quelle gourmande... et le boudin de la manche, tu connais? -froid c'est un délice avec un p'tit coup d'rouge-
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sylvie, val/// bisous à vous aussi;
Boudu con !
... Comme on dit chez nous, à Toulouse !
Ben zut et re-zut...
J'ai pas pu mettre mon boudin aux pommes : gentilbeauf avait besoin de moi...
Alors on a mangé le boudin comme ça ... Avec l'apéro...
Mais ton boudin Normand, c'est comment ???
J'ai bien envie de goûter...
Merci , je me sentirai moins bête en entendant quelqu'un se faisant traiter de "démonteur de chapiteau "! ;)
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