07 octobre 2007
dimanche c'était jounée de lessive
j'ai souvenirs que le Week End
le dimanche soir, chez nous c'était 
Combien de fois j'ai entendu mon oncle charles dire en plaisantant
"si on veut pas passer à la machine...faut rentrer, Alice fait sa lavée ce soir !
Alors comme un seul homme, tout le monde se levait et en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire... la maisonnée était à nouveau silencieuse.
Il est vrai que l'on ne faisait pas beaucoup de bruit.
A 3 dans cette grande maison, prévue pour abriter les tonnes d'enfants qui ne sont jamais arrivés HOGUET.
Des pièces ? Il y en avait ! La maison étant sur 4 étages. Cela permettait d'aménager l'espace à volonté.
Il y avait le sous-sol avec une cave. Une vraie cave comme dans les films d'horreurs, ceux qui avaient un rectangle blanc à droite de l'écran de télévision.
Un caveau en terre battue, humide, profonde, sombre, effrayante, habitée de monstres plus affreux les uns que les autres. Qui voulaient tous m'attraper par les cheveux au travers des 2 petites ouvertures devant lesquelles je devais passer, afin d'aller chercher du bois au sous-sol.
Et oui, nous chauffions au bois. (Naturel pour une entreprise de "charpentes &menuiseries").
L’odeur du bois, l'odeur chaude et ambrée du bois sec, mais aussi l'odeur des vieilles bûches que l'on ramenait de la forêt, pleine d'humidité, d'humus, de feuilles collées aux branches, comme les senteurs d'un plein panier de "petits rose" cueillis à l'aube... l'odeur du sapin si particulière, miel aigre-doux.
Atmosphère envoûtante que cette réserve à bois,
que venait envahir l'odeur de lessive d'une machine à laver, qui se situait dans la pièce du bout. Celle, juste avant la vieille cave, où s'entassaient des barriques toutes plus grandes que les autres, le long des 2 tonneaux à cidre.
Comment ça lessive ? Vous ne vous souvenez plus on est dimanche soir et c'est lessive chez Alice.
Alors dans la lingerie, maman est au lavoir (en fait un lavoir de ciment fait par Pierre pour qu'elle puisse y faire sa p'tite besogne hebdomadaire. Et j'vous promets qu'elle frottait, avec sa brosse en chienDent !
En fait, j'me demande même comment il se fait que les bleus de papa soient toujours resté si bleus, tellement qu’elle frottait. C'est peut être les coups donnés qui ont laissé des traces (bleues ... vous m'suivez ?).
Ainsi tous les dimanches après-midi, maman n'avait qu'une hantise, rentrer tard et ne pas pouvoir profiter des horaires EDF à tarif réduit, pour mettre à bouillir sa "tournée de Bleus". alors elle était inquiète, elle s'agitait, et papa qui semblait indifférent à tout ceci, profitait du ciel bleu de la forêt, jouait aux cartes avec les cousins, traînait.....
Et quand nous arrivions à la maison, il fallait faire vite, presque se déshabiller sur le pas d'la porte, et lui lancer les vêtements pour qu'elle fasse le tri en bas de l'escalier,,,, les blancs avec les blancs, les bleus avec les bleus et surtout vider les poches. Bien faire attention aux clous (que Pierre laissait négligemment..)
Et des clous de charpentier,
vaut mieux pas les oublier
sinon la machine pas digérer
et en panne tomber !
"Sylvie dépêche-toi, tu traînes,... va vite te coucher, demain il y a l'école
Jamais d'invitation, jamais de passe droit. rigueur, devoir. Et le plaisir dans tout ça?
celui d'avoir des bleus propres et du linge bien repassé... et une vie bien organisée !
le dimanche c’était jour de lessive à la maison….






