28 août 2007
Mère Teresa doutait de l'existence de Dieu
Voyez-vous depuis toute petite j’ai été élevée dans une famille catholique pratiquante. (Surtout maman qui faisait plus que pratiquer puisqu’elle s’interdisait toute démarche ou pensée qui puisse être en opposition, même « humoristiquement » avec la religion) .
Très jeune, j’ai assisté aux services dominicaux et « petit géni aux doigts musicaux » j’ai en toute logique (pour maman !!) accompagné la messe tous les dimanches (aucune objection n’étant recevable) ainsi que mariages et enterrements (offices au cours desquels, je pleurais tjs, quelle que soit la personne défunte ! )… Bref, une vraie grenouille de bénitier.
Vous savez à force de faire et répéter la même chose, quel que soit votre age, vous finissez par vous poser des questions. Et des questions je m’en suis posée !
Bien sur, aidée dans ma démarche intellectuelle, par un papa réfractaire aux doctrines toutes faites. J’ai pris plaisir à constater qu’il était possible de remettre en cause les dogmes, même les plus intouchables !
Ainsi, j’observais les « biens priants », les « biens payants » (souvent les mêmes) et j’ai fait mon petit tri dans cette religion chrétienne, où il me semble qu’il y ait beaucoup trop de controverses.
Pour en arriver à l’interrogation suprême qui est :
Au nom de quel amour une femme doit-elle se vendre, ou donner son enfant pour faire vivre le restant de sa famille ?
Pourquoi faudrait-il s’incliner, alors qu’une salutation me semble aussi valable qu’une genouflexion mal faite ?
Au nom de quel amour vit-on chichement ou se noie-t-on dans l’opulence ?
que Dieu ne nous impose pas plus que l'on peut supporter !
Au nom de quel amour une fillette, ou un garçonnet doit-il subir les sévices sexuels, violences physiques/psychologiques ?
La religion chrétienne ne m’a pas apporté de réponse, ne m’a pas rassurée.
Alors j’ai décidé de croire en UN DIEU, bon et généreux… qui nous attendrait (parce qu’il me semble trop bête d’être sur terre, pour qu’une fois décédé il n’y ai plus rien).
J’ai décidé de pratiquer la religion du « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas, n’aimerais pas que l’on te fasse » et refuse l’hypocrisie !
Mais malgré tout, face à ce que j’ai reçu je ne trouvais pas l’apaisement, comme si, j’étais à par des autres., celle qui prend la facilité de ne pas pratiquer, de ne pas donner de son temps. celle qui ne comprend rien. La preuve, elle ne croit pas aux « mystères de la sainte église catholique » !
Et puis, ce matin, j’entends ce commentaire à la radio sur Mère Térésa qui aurait souffert dans sa foi, douté jusqu’à l’existence de Dieu !
Merci mère Térésa… vous me confortez dans ma démarche de ne pas accepter l’inacceptable.
De continuer à me poser des questions sur les évidences catholiques qui ne sont, qu’installation d’un pouvoir religieux sur les simples mortels (non ordonnés).
De refuser l’idée qu’il faut souffrir pour gagner le paradis ! et qu’il est de notre devoir de porter soutien à tous les miséreux qui nous entourent (quel qu’ils soient).
Comment une femme comme elle, ayant vécu parmi les plus malheureux des plus démunis aurait pu croire sans se poser de questions ?
Je ne sais pas, si je me suis bien faite comprendre de vous. En tout cas, vous n’imaginez pas le soulagement que j’ai ressenti….
Par contre, je m’insurge, comment peut-on remettre en cause la sainteté de cette femme ?
Combien sommes nous microscopiques, à coté de cette faible femme qui n’a jamais hésité dans son action, pour aider son prochain comment ose-t-on se poser la question de sa sainteté ?
Quelle honte !





