08 juillet 2007
Enfin, je devrais dire… (par Rsylvie)
N°50...........Nouvelle consigne de P.P.
où j'ai intercallée une photo "volée" sur le blog de dadyRogers
Elle est debout, derrière son volet.
Enfin je devrais dire, qu’elle est grimpée sur le petit escabeau de la cuisine,
pour regarder plus facilement à travers les volets.
Cela fait bientôt 10 ans que son dos la fait souffrir.
Alors depuis, elle ne sort plus.
Heureusement qu’il y a encore quelques personnes charitables, pour venir l’approvisionner et lui faire la compagnie… mais c’est de plus en plus rare.
Il faut avouer, que la vie est devenue difficile pour tout le monde !
Elle, c’est ma grand-mère.
Enfin je devrais dire, c’est la mamie du quartier.
Celle que tout le monde connaît et qui a vu naître tous les enfants de la rue.
Alors, quand ce matin, elle entend hurler la sirène des pompiers.
Sans réfléchir, ni une ni deux, elle prend sa » p’tite boiserie » comme elle l’appelle
Et se hisse sur le rebord de la fenêtre pour mieux voir.
Que se passe-t-il ? demande –t-elle.
Mais bien sur, personne n’entend la petite voix fluette du 2ème.
C’est un parti pris. Dans les grandes villes, personne n’entend plus personne.
C’est comme cela, il faut s’y faire.
Autrefois, c’était bien différent !
Enfin je devrais dire, par vraiment comme maintenant.
Le travail était dur, et l’on n’avait pas tous les jours à manger.
On était pauvre. Les femmes mourraient en couche.
Il n’y avait pas l’eau courante, ni d’électricité dans toutes les maisons.
Et les hommes cherchaient déjà du travail…
Mais tout le monde était solidaire, à l’écoute de son voisin.
Jamais on n’aurait laissé quelqu’un dans le besoin sans essayer de lui venir en aide.
Et puis, il y avait de l’affection, de l’estime…
Chacun connaissait les duretés de la vie.
Alors forcément, tout le monde s’estimait.
Enfin je devrais dire, les anciens on les respectait.
C’est pas comme maintenant, qu’elle dit mamée.
« Les p’’tits voyous, ils nous écraseraient presque avec leur tricyclette » !
Bande de p’tits vauriens « ! …
Et voilà, c’est reparti pour un énième sermon sur l’éducation des jeunes.
Ya plus de morale… de mon temps….. Et la police qu’est ce qu’elle fait ?
et les mères qui préfèrent travailler plutôt que de garder leurs enfants à la maison,
Et les jeunes qui traînent le soir jusqu’à des heures…..
Bien sur j’acquiesce d’un sourire, à toutes les affirmations de mère-grand.
Enfin je devrais dire, que je ris du spectacle de cette petite vieille.
Toute courroucée, le bras droit levé en avant, les cheveux en bataille,
Habillée des affreuses chaussettes de couleur verte qui lui viennent d’Emma Hus.
Je réussis à la calmer en lui proposant un verre.
L’après-midi reprend son court.
Les aiguilles de la pendule tournent inlassablement.
Egrainent le temps…
Une fois de plus, nous n’avons pas réussi à terminer les mots croisés du Publicateur.
Demain, je lui proposerai une partie de cartes.
Mardi, je ne suis pas sur de pouvoir venir.
Il faudra que je trouve quelqu’un pour me remplacer.
Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude
Nouvelle consigne de P.P. un peu plus libre qu'a l'habitude, pas de photo, juste ceci !
Cette fois-ci donc pas de limite de longueur, à vous de décider si vous composez un texte qui dépasse les 2000 signes ou non...eh oui! tout arrive...
Voici donc ce que je vous propose:
Vous allez raconter une petite histoire, avec les petits bouts de phrase suivants qui se retrouveront dansl'ordre dans votre texte:
- Elle est debout (incipit)
- Que se passe-t-il?
- C'est un parti pris
- Des affreuses chaussettes de couleur verte
- Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude(dernière phrase)
Bon WE? enfin je devrais dire... bonne lecture à vous et merci de votre passage.







